Vendre deux fois plus, pour gagner comme avant...

Clément Solym - 01.10.2010

Edition - Economie - ebook - vente - perte


Il incarnait le retour à une économie viable pour le livre numérique, la rémunération des auteurs et celle des éditeurs. Finalement, le contrat d'agence vient de prendre un grand camouflet...

Tout le monde l'avait salué, en ce qu'il représentait le moyen pour définitivement contrer la logique Amazon de tarifs de plus en plus bas sur les ebooks. Mais voilà, Doris Booth, rédactrice en chef de Authorlink.com tire la sonnette d'alarme. Plusieurs auteurs ont en effet reçu un chèque pour leurs droits qui les ont laissés dubitatifs. Leurs revenus avaient baissé de moitié alors que s'était instauré l'El Dorado de la rémunération à travers la vente d'ebooks.

Car dans l'ancienne perspective, quand Amazon n'était pas contraint par l'application d'un contrat d'agence, les négociations autour des livres se situaient entre 45 et 55 % du prix de vente. Le revendeur plaçant le prix qu'il souhaitait alors. Sauf qu'avec l'apparition du contrat d'agence, la donne s'inverse.

Or, les auteurs qui vendent par millions d'exemplaires ne sentent pas vraiment cette différence. Elle est surtout palpable chez les auteurs qui sont dans le ventre mou de l'édition, dont les ventes ne défrayent pas les chroniques. Ces derniers, dont le prix de vente a été fixé par l'éditeur, doivent désormais vendre deux fois plus de livres pour arriver aux mêmes résultats qu'avant.

De quoi encourager les auteurs à basculer dans le monde de l'autoédition...