Vente aux enchères des biens de Laurie Lee

Clément Solym - 20.04.2011

Edition - Economie - laurie - lee - enchères


Cathy Lee met aux enchères des biens de son défunt mari. La machine à écrire du romancier, deux sièges, l'un de style victorien et l'autre à la mode de Windsor, une horloge, ainsi qu'un vaste coffre. La vente a lieu dans une semaine.

Ces objets étaient chers à Laurence Edward Alan Lee, mais Wotton Auction Rooms met à prix le fauteuil Windsor à 100 livres, le siège victorien à 60 livres, et la machine à écrire Corona à 40 livres sterling. (via Guardian)

Selon Philip Taubenheim, le directeur de Ventes, « les pièces sont modestes, elles reflètent l'austérité de la vie rurale d'autrefois. »

La machine à écrire a accompagné fidèlement l'écrivain, alors que celui-ci se déplaçait à pied et gagnait sa vie en échange de quelques notes de violon (à retrouver chez Babelio).

Ses romans sont à l'image de sa vie : Rosie, ou le goût du cidre (1959) relate sa jeunesse à Slad, dans le Gloucestershire et s'est vendu à six millions d'exemplaires. Il put alors se rendre propriétaire de sa maison d'enfance.

Les autres ont été inspirés par la terre d'Espagne, où il devînt brigadiste : A Rose for Winter (1955), Un Beau Matin d'été (1969) et Instants de guerre (1991). Journaliste, il écrivit aussi des poèmes, des essais et des scénarios de documentaires officiels. Il fut décoré de l'Ordre de l'Empire britannique en 1952.

« Je pense qu'un amateur de l'écriture de Laurie souhaitera avoir ces biens ; nous vendons peu d'objets. Nous souhaitons seulement plus de place pour nous », a déclaré Madame Lee.

Objets inanimés, auriez-vous une âme trop envahissante ?

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