Vente de Flammarion : Giuseppe Vita (Unicredit) entre en piste

Clément Solym - 14.05.2012

Edition - Economie - Flammarion - RCS Mediagroup - ventes


C'est aujourd'hui que le nouveau Conseil d'Administration du groupe RCS MediaGroup, détenteur d'une grosse partie du groupe d'édition Flammarion se retrouvait pour faire le point. Une importante réunion au siège, situé au 16 de la Via Rizzoli... mais qui n'a pas débouché sur grand-chose. 

 

Toujours en cours de discussions, les données trimestrielles, présentées aux administrateurs, avec une fameuse épine dans le pied : un déficit de plusieurs centaines de millions d'euros. Le dossier Flammarion et la question du choix du nouveau P.D.G. sont ainsi au centre des problématiques, mais encore résolus. 

 

Giuseppe VIta, président d'Unicredit, s'est fendu d'un salut adressé aux journalistes, expliquant que l'on allait assister au début des hostilités, et que les choses sérieuses ne faisaient que commencer. 

 

 

 

Devant la presse, il explique n'avoir pas « encore pris connaissance d'un seul document ». Et parmi les dossiers, c'est bien le devenir de la maison Flammarion que les acteurs de l'édition française regardent de près. Rappelons que RCS MediaGroup escompte bien récupérer près de 300 millions € de la vente de cette société. Les propositions des repreneurs seront donc judicieusement examinées. 

 

Pour autant, RCS a expliqué, voilà quelque temps, que la décision de ne pas vendre pourrait tout aussi bien l'emporter, dans le cas où les offres ne seraient pas à la hauteur. 

 

Ayant succédé à Dieter Rampl à la présidence d'Unicredit, Giuseppe, nommé le 13 mai, est membre du Conseil de RCS. En effet, Unicredit est le principal actionnaire de Mediobanca, l'organisme conseiller qui a reçu l'ensemble des propositions de rachat pour Flammarion. 

 

Un des éléments à ne pas négliger, c'est l'implication de Vita dans le secteur pharmaceutique, en Allemagne. Ce dernier est en effet très en vue de l'establishment germanique, à commencer par la chancelière Angela Merkel. 

 

Par ailleurs, c'est le cabinet d'Executive Search, Spencer Stuart, spécialisé dans les services apportés aux conseils d'administration d'entreprises, qui a récolté les candidatures des noms pour la nouvelle direction générale. 

 

Le suspens se maintient, donc, bien que, sur la vente elle-même, Piergaetano Marchetti, président sortant, explique : « Des choix devront être faits très rapidement, afin que la société dispose d'une solution de continuité dans un moment difficile. » (voir notre actualitté)

 

Seules deux offres sont toujours évoquées dans la procédure de rachat, celle de Gallimard et d'Albin Michel, qui avait décidé de faire cavalier seul, se séparant de son temporaire associé, les éditions Actes Sud. « Nous avons fait notre offre à RCS ce (mercredi) matin, sans Actes Sud. C'est plus simple, moins compliqué ainsi. Mais cela ne veut pas dire que nous sommes fâchés avec Actes Sud. On peut se retrouver », expliquait Francis Esménard, PDG d'Albin. Lui et Jean-Paul Capitani, directeur du développement d'Actes Sud avaient souhaité faire une offre commune concernant le rachat hypothétique du groupe français.