Véronique Ovaldé, auteure mais aussi éditrice, chez Albin Michel

Clément Solym - 03.02.2009

Edition - Société - Véronique - Ovaldé - éditrice


Véronique Ovaldé a publié plusieurs ouvrages déjà, dont un dernier qui reçut le prix France Culture / Telerama 2008, Et mon coeur transparent. Actes Sud, Le Seuil ou l'Olivier, l'auteure a voyagé parmi plusieurs maisons, mais en voilà une qui l'a retenue maintenant pour un tout autre poste.

« Dans quelques jours, je serai éditeur en littérature générale, avec cette envie de faire découvrir des textes, de passer, qui m'a toujours habitée », nous explique-t-elle. Actuellement chef de fabrication, elle avait depuis quelque temps cette envie de passer à une autre vision de l'édition.

« J'ai longtemps pensé qu'il était bon d'avoir un métier différent et éloigné suffisamment de celui d'auteure, ou du moins sans rapport trop direct, mais à présent, celui que j'occupe souffre de la place que prend le travail d'auteure. » Et désormais, on franchit le pas... « Maintenant, je me dis qu'il est à la fois surprenant et cohérent de se trouver à cette future place. »

Alors, pour cette mission que les éditions Albin Michel lui ont confiée, pas de conflit d'intérêts entre l'écriture et le choix de futurs romanciers ? « Non, pas du tout. De toute manière, je n'éprouve pas de sentiment de compétition entre les textes que j'ai pu découvrir ou ceux que j'écris. Il est tout à fait possible de devenir éditeur et de rester auteur. C'est l'enthousiasme qui prime. »

Parmi les grandes figures que l'on connaît chez Albin Michel, on peut sans nul doute penser à Nothomb, Dantec et Schimtt : une préférence parmi ces trois, ou une orientation ? (rire) « Vous savez, ce qui est fantastique c'est que chacun a un territoire d'imaginaire propre et qu'ils apportent tous trois une grande diversité. J'ai quelques textes sous le coude, effectivement, mais pas l'envie de faire rentrer les auteurs dans des cases trop rapidement. Ces trois écrivains ont quelque chose de magique chacun à leur manière, et j'apprécie un peu de chaque. »