Verre à moitié vide, ou plein pour Odile Jacob contre Wendel

Clément Solym - 13.09.2010

Edition - Justice - wendel - lagardere - jacob


En juin dernier, les éditions Odile Jacob obtenaient une première victoire dans le parcours judiciaire du combattant qui les a menées devant la Cour de justice européenne.

En 2004, la Commission européenne avait refusé de communiquer certains documents relatifs au rachat du groupe Editis par Lagardère, associé à Wendel. Or, les deux entités auraient bénéficié d'éléments dans ce dossier qui n'avaient pas été portés à la connaissance des autres candidats à ce rachat.

Aujourd'hui, c'est donc une nouvelle donne pour la maison, puisque le tribunal de l'union européenne, s'il a rejeté le recours contre la décision de 2004, permettant le rachat par Lagardère d'Editis, il donne cependant raison à l'éditrice pour l'autre recours, qui portait sur l'acquisition des actifs cibles par le groupe Wendel, qu'avait rétrocédé Lagardère.

Selon le verdict du tribunal, tout cela ne valait rien de bon et l'accord passait entre les deux sociétés n'aurait pas dû être validé, puisque le mandataire « répondait pas à la condition d'indépendance requise à l'égard des actifs cibles ayant fait l'objet de l'opération de portage ». Or, la rétrocession des parts était obligatoire, car signifiée par la Commission, qui avait, pour éviter tout risque de position dominante pour Lagardère, demandé que la société s'engage à céder ses parts, explique le communiqué de la Curia.

Par conséquent, la décision d'agrément accordée par la Commission européenne le 30 juillet 2004 est officiellement annulée. Tout cela est bel et bon, mais quid dans les faits, alors qu'aujourd'hui, Wendel n'est plus propriétaire d'Editis, puisque le groupe a été cédé pour plus d'un milliard € à Planeta ?

Wendel ayant à l'époque racheté pour 660 millions € le groupe Editis à Lagardère, la plus-value, elle, reste toujours d'actualité. Et depuis la vente, Editis reste dans la besace de Planeta.

Financièrement, toutefois, cela risque d'avoir quelques répercussions sur les éditions Odile Jacob, puisque le tribunal, estimant que la requérante a « succombé » (Oh, le doux jargon juridique), « Éditions Odile Jacob SAS est condamnée à supporter ses propres dépens ainsi que ceux exposés par la Commission européenne et par Lagardère SCA ». A suivre...

Toutes les informations relatives à cette affaire sont à cette adresse.



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