Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Vie privée : JK Rowling et Hugh Grant interpellent David Cameron

Nicolas Gary - 02.04.2013

Edition - Justice - JK Rowling - vie privée - Hugh Grant


La romancière britannique a toujours été jalouse de la protection de sa vie privée, et dans son combat, elle vient de trouver un partenaire de grande envergure. L'acteur Hugh Grant, tout aussi britannique a exhorté les députés du pays à soutenir le plan libéral démocrate en faveur d'une régulation de la presse. Des contrôles plus rigoureux, pour ne plus revivre la catastrophe News Of The World

 

 

 

 

La romancière et le comédien comptent parmi les célébrités qui ont subi des écoutes sauvages, organisées par le média, qui depuis a fermé ses portes. Et d'accuser tous deux le gouvernement d'abandonner les victimes de ces campagnes de piratage, réclamant que David Cameron se mobilise en faveur des mesures que le législateur va examiner.

 

Sans chien de garde pour empêcher la presse - et plus spécifiquement les tabloïds britanniques - de déborder sur la vie privée, tous deux considèrent que l'on ouvre la porte à de nouvelles dérives. « J'ai eu confiance en David Cameron, quand il a dit qu'il mettrait en oeuvre les recommandations de Leveson ‘à moins d'être cinglé'. Je ne vois pas comment il pourrait reculer, avec honneur, après avoir tenu un discours si audacieux et sans équivoque », expliquait la romancière.

 

Pourtant, c'est bien le cas : le premier ministre semble faire marche arrière sur ce projet de loi, « et je suis l'une de ceux qui estiment avoir été laissés sur le carreau », déplore Rowling. « Les politiciens ont promis aux victimes de faire quelque chose pour eux, et ils ont cette chance lundi », explique pour sa part Hugh Grant. 

 

L'organisme de régulation proposé par Leveson serait en mesure d'imposer des amendes plus lourdes contre des journaux ayant violé la vie privée. De même, il assurerait une véritable justice pour les victimes. Mais en face, le lobbying de la presse est fort, considérant que toute cette démarche conduirait à mettre en danger la liberté de la presse.

 

(via Metro UK)