Viêt-Nam : la littérature étrangère se porte bien

Clément Solym - 26.12.2008

Edition - Société - Viêt - Nam - littérature


Au Viêt-Nam, les traductions d’œuvres étrangères connaissent, ces dernières années, un regain d’intérêt. Il faut dire que les éditeurs ont fait beaucoup d’efforts pour attirer les lecteurs vers ce secteur de l’édition. Par le passé, les livres étrangers ont trop souvent souffert de mauvaises traductions et de campagnes marketing peu développées.

Désormais, les maisons d’éditions se spécialisent : la Maison d'édition Phu Nu développe les romans français contemporains, Vinabook traite des livres ayant reçu le prix Pulitzer tandis que d’autres s’attachent aux Nobel et autres Booker.

Une nouvelle génération de traducteurs est actuellement à l’ouvrage dans les maisons d’éditions. Plus intégrés dans la culture de la langue qu’ils maîtrisent, en quelques années, ces traducteurs ont su redonner envie aux lecteurs d’aller à la découverte de l’étranger.

Les couvertures ont subi une cure de rajeunissement et se font nettement plus vendeuses que par le passé. Des classiques étrangers viennent désormais occuper les étalages des librairies vietnamiennes. On peut ainsi retrouver Jane Austen, Jean-Jacques Rousseau, Voltaire ou encore Diderot.

Aux côtés de ces nouvelles traductions, les éditeurs proposent aussi des rééditions avec des titres comme On The Road de Jack Kerouac ou bien Beloved de Toni Morrison. Une façon nouvelle pour le pays de s’ouvrir encore davantage au monde extérieur.