Violence, suicide, dépression : les auteurs de SF et fantasy se mobilisent

Clément Solym - 03.10.2016

Edition - International - science fiction fantasy auteurs - maladies mentales troubles - sensibiliser suicides violences


Au départ, ils sont une centaine d’écrivains de science-fiction et fantasy à s’être retrouvés pour venir en aide aux patients souffrant de maladies mentales. Le hashtag #HoldOnToTheLight est devenu, sur la toile, le fil directeur de leurs échanges.

 

bullying

Jorge, CC BY 2.0

 

 

Une discussion, qui vise originellement à sensibiliser les lecteurs sur les traitements et la prévention existant autour de la dépression, du suicide, des violences domestiques, des intimidations à l’école, ou encore des symptômes de stress post-traumatiques... Puis, avec le temps, des interventions qui émergent, et une communauté qui se fédère.

 

Les auteurs viennent du Canada, des États-Unis, du Royaume-Uni ou encore d’Australie et de Nouvelle-Zélande, et voici que la campagne menée prend une nouvelle ampleur. 

 

Sur leurs blogs respectifs, chacun tente de parler, à sa manière de sujets liés à la santé mentale, tous s’appuyant sur leur communauté de lecteurs et de fans pour que les messages aient plus de portée. « Nous croyons que toute communauté devrait être encourageante, accueillante et favorable, dans la tradition même des communauté de fans. Nous encourageons les lecteurs et les fans à demander de l’aide pour eux ou leurs proches, sans honte ni gêne », explique le site.

 

Au cours des conventions littéraires où les auteurs sont amenés à intervenir, il leur également suggéré de prendre le temps d’évoquer ces sujets. 

 

Gail Z. Martin (publiée chez Milady en France), fut parmi les premières à apporter un témoignage fort et émouvant, racontant les violences dont elle était victime à l’école, quand elle avait 14 ans. C’est grâce à des rencontres, deux amies chères, qu’elle est parvenue à surmonter tout le stress qu’occasionnaient les menaces dont elle fut victime. 

 

 

 

Elle a découvert la science-fiction, s’est rendue à la convention de Columbus, et rencontra alors toute une communauté de personnes. De quoi développer un sentiment d’appartenance, en rencontrant des personnes qui partageaient ses passions. « C’est devenu un nouveau genre de famille, qui m’a comprise et soutenue, d’une manière telle que ma propre famille n’avait jamais pu », raconte-t-elle. 

 

Tous ces récits visent avant tout à apporter un éclairage sur les différents sujets, en soulignant le travail réalisé par des équipes de bénévoles et des organismes dédiés au traitement et la prévention. On peut trouver quelques textes et de nombreux liens sur le site.

 

Et bien entendu, l’activité se poursuit sur les réseaux sociaux, que ce soit depuis la page officielle du groupe, ou ailleurs. Il suffit de suivre le hashtag...