Violences scolaires, l'inventaire du matin

Clément Solym - 07.02.2008

Edition - Société - radiateur - violence - Vosges


Commençons donc par les Vosges, le 24 janvier dernier dans le lycée de Mirecourt. Un professeur lance une pique à un élève en première année de BEP qui reconnaît avoir répliqué « comme ta mère ».

Insultes s’ensuivent, jusqu’à ce que ledit professeur s’empare de l’élève « par les cheveux », il lui aurait ensuite « attrapé la gorge » et « collé la tête sur le radiateur ». Réaction du rectorat : « L'élève n'aurait peut-être pas dû dire ce qu'il a dit. Le professeur a peut-être réagi trop fort. » Le lycéen porte alors plainte pour violences et insultes.

Mais tout est bien qui finit bien : lors d’un rendez-vous entre enseignants, à la volonté du proviseur, et « les uns et les autres ont présenté leurs excuses. L'élève est retourné en classe », révèle le rectorat.

On  dirait le Sud....

Descendons maintenant vers le Sud, dans le collège de Lakanal, à Aubagne. Il est neuf heures, ce mercredi, la prof de sport entre dans le gymnase et surprend des élèves en train de fumer. Prenant la fuite, ils oublient leurs affaires : casques, briquets et portables.

Mais l’un des fuyards reprend courage et vient réclamer son téléphone à la professeure, qui refuse, pour marquer le coup. L’élève s’énerve, arrache le téléphone des mains de l’enseignante, qui tombe et se blesse. « Il a tiré sur le cordon d'une clé USB que j'avais autour du cou, c'est à ce moment-là que j'ai été blessée », explique l’intéressée.

Interruption de travail de 20 jours, suite à une fracture du métatarse et une blessure à la main, et longue réflexion : elle décide finalement de porter plainte. L’élève sera exclu du collège et passera en conseil de discipline. Mais la prof rassure : il s’agit d’un incident isolé, depuis 20 ans qu’elle enseigne dans la région.

Le plus beau métier du monde, on vous dit...