Virgin : le point sur le conseil d'entreprise extraordinaire du 20 février

Julien Helmlinger - 21.02.2013

Edition - Economie - Virgin Megastore - Conseil d'entreprise - Syndicats


Hier était réuni le comité d'entreprise de Virgin, à l'occasion d'un conseil extraordinaire, en présence de Gérard Philippot, ainsi que du cabinet Mazars qui a débuté la réunion par un exposé sur le projet de continuité de l'entreprise par ses propres moyens. Et selon le rapport, le projet de Christine Mondollot impliquerait un coût important, à la fois financier et social, et aucune garantie de pérennité. En conséquence, l'unanimité semble privilégier la cession, et la recherche d'un ou de plusieurs repreneurs.

 

 

 Crédits : ActuaLitté

 

 

Le projet de Christine Mondollot n'a visiblement pas su rassurer le comité d'entreprise et les syndicats. Dans un contexte de marché en pleine évolution, impliquant un investissement financier et le licenciement conséquent de près de 500 ETC, les élus du comité d'entreprise ont voté. Sur douze votants, sept se sont exprimés en faveur de la cession, tandis que les cinq autres se sont abstenus.

 

Maître Philippot, a annoncé qu'une data room informatique serait lancée dès vendredi prochain, et relayée dans les Echos et le Financial Times. La date butoir pour le dépôt des dossiers est fixée au 5 avril, et leur étude sera faite par les élus du comité d'entreprise ainsi que l'administrateur judiciaire.

 

Aux alentours du 15 mai, les projets de reprise seront examinés et le jugement attendu autour du 30 mai si la période d'observation n'est pas prolongée. Il restera ensuite la possibilité de rapprocher les repreneurs potentiels, à partir du 5 avril, afin d'éventuellement fusionner leurs projets.

 

Aucune fermeture n'est prévue à ce jour, Maître Philippot a réaffirmé sa volonté de maintenir les emplois. Cependant a été soulevée une autre question : Virgin UK, ayant son mot à dire sur l'exploitation de la marque, une possible interférence dans la gestion du dossier reste à envisager.

 

Par ailleurs, comme nous explique Sylvain Atias contacté par ActuaLitté : « La direction a annoncé qu'elle se désistait d'action et d'instance pour ce qui est de l'ordonnance du référé, en date du 25 mai au tribunal de grande instance de Paris, et concernant le plan de sauvegarde des emplois à Metz, Toulouse ainsi qu'au siège administratif de Clichy. »