Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

medias

Virgin : Patrick Zelnik étudie la reprise des 26 magasins du réseau

Julien Helmlinger - 19.03.2013

Edition - Economie - Virgin Megastore - Reprise - Patrick Zelnik


Les grandes enseignes de la distribution spécialisée connaissent des difficultés, et peinent à trouver repreneurs. Cependant dans le cas de Virgin, le co-fondateur de l'entreprise avec Richard Branson en 1988 et patron du label Naïve, Patrick Zelnik, a exprimé la volonté de reprendre les 26 magasins de la société en redressement judiciaire depuis le mois de janvier. Tandis que les gilets rouges de la chaîne culturelle manifesteront sous ses fenêtres, jeudi prochain, le tribunal de commerce doit faire le point.

 

 

Crédits : ActuaLitté

 

 

L'audience de jeudi réunira les juges consulaires, la direction, l'administrateur judiciaire Maître Philippot, les représentants des créanciers et des salariés. Il s'agit d'une étape cruciale, avant la date limite de dépôt des dossiers de reprise, fixée au 5 avril.

 

Et si le producteur de disques Patrick Zelnik entend reprendre l'ensemble des magasins de la chaîne, il  défend l'idée d'un « souk culturel ». Un espace mêlant musique, images, livres et nouvelles technologies, et où le public serait libre de déambuler.

 

Avec son projet de reprise, le célèbre logo rouge de l'enseigne pourrait disparaître et la marque se voir rebaptisée Naïve Medina. Patrick Zelnik étant également président de la Gaîté Lyrique, il espère créer des liens entre le réseau de distribution et le lieu culturel parisien.

 

Si l'identité des partenaires financiers et autre montant d'investissement n'ont pas été révélés, le label britannique Rough Trade, allié potentiel cité en janvier, est bel et bien hors jeu. Et il resterait en outre à convaincre le propriétaire de l'immeuble des Champs-Elysées, désormais un fonds qatari, de louer les locaux.

 

Si d'autres candidats comme Cultura ont manifesté l'éventualité de reprendre partie du réseau, la fronde des salariés, soucieux de médiatiser leurs revendications, inquiéterait les investisseurs potentiels.