Vladimir Dimitrijevic : L'Âge d'homme, le catalogue des risques

Clément Solym - 03.07.2011

Edition - Société - dimitrijevic - vlaimir - mitterrand


« Avec cette disparition, L'Age d'Homme perd non seulement son fondateur, mais aussi celui qui a été l'âme de la maison pendant quarante-cinq ans », indiquait la maison d'édition, dévoilant le décès de Vladimir Dimitrijevic. (notre actualitté)

À son tour, le ministre de la Culture a tenu à exprimer « stupéfaction et une profonde tristesse » à l'annonce de cette « mort brutale ». Dans un communiqué, la rue de Valois considère que « la littérature des pays de l’Est perd l’un de ses plus ardents passeurs, un très grand éditeur qui, d’abord à Lausanne puis à Paris, rue Férou, avait su donner un toit, une maison digne d’eux à nombre de magnifiques écrivains d’aujourd'hui ».


Exprimant son soutien à la fille ainsi qu'aux collaborateurs de la maison, qui va fêter ses 45 ans d'existence, le ministre rappelle combien les choix éditoriaux de Vladimir Dimitrijevic n'étaient « pas sans risques, à l'époque ».

Saluant son caractère, Frédéric Mitterrand invoque alors « l'ambitieux catalogue de 4 500 titres, sa “mosaïque colorée” comme il aimait à l’appeler », qui aura donné un souffle à une maison peu commune.

Vladimir Dimitrijevic est décédé le 28 juin dernier.