États-Unis : des bibliothèques en libre accès dévalisées

Clémence Chouvelon - 22.07.2015

Edition - International - Little Free Library - vol livres - Etats-Unis


Les « Little Free Library » (Petites Bibliothèques gratuites), ce sont ces points d'échange de livres, placés généralement dans des lieux publics, où chacun est libre de déposer ou de récupérer des livres gratuitement. Un phénomène qui se développe un peu partout dans le monde. Mais dans la ville de Lincoln, la capitale d'état du Nebraska aux États unis, les rayons de certaines bibliothèques ont été dévalisés. Les usagers s'interrogent : où commence le vol et se termine l'emprunt ?

 

Acorn Park Little Free Library
Une Little Free Library aux Etats-Unis (Rick Obst CC BY 2.0)

 

 

Le concept des Little Free Library a été lancé en 2009 par Todd Bol dans le Wisconsin. En hommage à sa mère, il a créé l'une de ces maisonnettes de bois, l'a remplie de livres et l'a installée devant chez lui pour en faire profiter ses voisins et amis. Le succès a été immédiat.

 

Ces bibliothèques sont généralement gérées bénévolement par les citoyens, qui empruntent et approvisionnent ces petites bibliothèques en livres. À Lincoln, en l'espace d'une semaine, ce sont six de ces points d'échanges de livres qui ont été délestés de l'ensemble de leurs ouvrages. La ville en accueille près de 50, et c'est la première fois qu'un « vol » de cette ampleur vient gâcher la fête. 

 

En ce qui concerne le vol, le site de l'organisation Little Free Library est pourtant clair : « On ne peut pas voler un livre censé être gratuit. Et si vous avez un bon intendant et une communauté active, une personne qui essaie de “voler” des livres se rendra vite compte que ce n'est pas une chose à faire. » Pour éviter ce genre de mésaventures, ils conseillent d'apposer un tampon sur les livres ou d'afficher un avertissement à même la bibliothèque pour faire réfléchir les personnes mal attentionnées sur leurs actes. 

 

Un constat que ne partage Megan Ockander, qui s'occupe d'une de ces bibliothèques : « Il est évident que ces personnes ont pris bien plus de livres qu'elles ne pouvaient en lire. » 

 

(via JournalStar)