Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Wal-Mart intéressé par les librairies Barnes & Noble

Clément Solym - 08.03.2013

Edition - Librairies - Wal-Mart - Barnes & Noble - Marché


Selon des personnes proches du dossier, la chaîne de grandes surfaces Wal-Mart a étudié le rachat des librairies du groupe Barnes & Noble. Mais manifestement, le rapprochement n'avait pas réussi à se faire. Sauf qu'en regard des difficultés que Wal-Mart connaît avec Amazon, la question pourrait tout à fait revenir à l'ordre du jour.

 

 

Wal-Mart Beijing 2004

Americafruit, (CC BY 2.0)

 

 

Leonard Riggio, fondateur de Barnes & Noble, a proposé le mois dernier de reprendre les actifs de l'entreprise, incluant le site internet. Mais sans prendre en compte le Nook, qui a subi une perte de ses revenus de 26 % durant le 3e trimestre 2012, en regard des chiffres de 2011. 

 

Parmi les mouvements financiers, plusieurs spéculations vont bon train sur l'implication possible de Microsoft, qui est déjà partenaire minoritaire de la joint-venture tournée autour du Nook. Microsoft avait en effet été intéressé en 2010, tout comme Wal-Mart.

 

Pour revenir à cette enseigne, Wal-Mart a décidé de cesser la vente des Kindle d'Amazon, et mis en place un programme de livraison en une journée, pour assurer le même service que son concurrent dématérialisé. Mais pour ce qui est d'un rachat de B&N, pour l'heure, pas de commentaires. 

 

En 2010, alors que le libraire explorait la piste d'une possible vente, Wal-Mart s'était donc rapproché de la chaîne. En effet, le site internet du libraire permettait d'aller  chercher quelques parts de marché sur le net, et que la vente en ligne se développant, Wal-Mart avait tout intérêt à racheter un outil efficace, plutôt que de développer ses solutions. D'autant qu'en dépit de son poids, Wal-Mart reste toujours derrière Barnes & Noble dans ce secteur. 

 

En 2011, B&N avait d'ailleurs lancé un service de marketplace, permettant à des vendeurs tiers de proposer leurs produits - un service qu'Amazon avait déjà lancé, ainsi que Wal-Mart. Mais quand B&N avait su faire signer 200 détaillants, WM n'avait conclu de contrats qu'avec six détaillants. Un succès qui pouvait rendre jaloux, selon des réactions rapportées. 

 

WM continuerait donc de vendre ses ouvrages dans les étals numériques de B&N, pour tenter d'attirer de nouveaux clients. Cependant, la possibilité d'un rapprochement revient aux oreilles...