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Walrus lance Kappa, le robot qui conseille des lectures sur Facebook

Nicolas Gary - 06.04.2017

Edition - Les maisons - chatbot Facebook livres - conseils lectures Walrus - robot livres conseiller


« Désormais y’a Kappa. » Hmmm : Y’a plus qu’à, non ? Non, y’a Kappa – référence directe à l’un des livres de la maison Walrus, Kappa16. Et que fait Kappa ? Il s’agit d’un ChatBot mis en place sur la page Facebook de la maison d’édition, pour apporter une solution de recommandations de lectures, tirées du catalogue.

 

 

 

« Bonjour et bienvenue ! Je suis Kappa, le ChatBot des éditions Walrus. Je suis programmé pour vous renseigner et vous guider. Vous êtes prêt·e ? » Le message est assez clair, et accueille les utilisateurs du réseau social, dès lors qu’ils envoient un message sur la Page Facebook.?

 

« Le fonctionnement est très simple, ce sont des blocs d’écriture proposés dans un back-office que l’on remplit, avec des textes, des images, des Gifs. Bref, tout ce qui permet d’apporter une interaction avec les lecteurs », explique Julien Simon, cofondateur de la maison.

 

En somme, tout fonctionne, dans l’écriture, comme un livre dont on est le héros. « On envisage les réponses et les questions que peut poser l’utilisateur, avec un défi de taille : refléter l’image et l’esprit de Walrus – donc en rendant les échanges amusants. Il faut arriver à faire oublier le robot, pour lui donner un peu de personnalité. »

 

La suite est un parcours simple : des alternatives qui vont permettre d’explorer les publications de façon automatisée, ou plus globalement, obtenir un conseil.

 

« Alors, quoi de neuf chez Walrus... Laissez-moi regarder dans mes archives... »

 

Mais l’idée est de pouvoir décrocher de l’Intelligence artificielle pour qu’un humain apporte des réponses. Pour cela, Walrus joue sur un principe simple : l’invocation du Morse !

 

Je suis programmé pour vous parler des nouveautés, c’est-à-dire des derniers livres parus chez nous.

Je peux aussi vous conseiller une lecture en fonction de vos goûts.

Enfin, on peut invoquer le Morse : c’est un humain qui vous conseillera encore mieux que moi, il trouve toujours le bon livre pour la bonne personne... Et il s’occupe aussi de toutes les autres questions auxquelles je ne suis pas capable de répondre.

 

 

« Désactiver le Bot pour favoriser l’échange avec un être humain est une bonne option : certes, cela implique un temps de réponse bref, pour être efficace, mais, quand on a épuisé les solutions de l’IA, ça permet une réponse plus circonstanciée. »

 

 

Reflet de l’image de la maison, Kappa est donc capable d’humour, et de s’indigner si on le traite mal. « Finalement, c’est assez amusant à écrire comme programme. Et surtout, c’est une manière d’anticiper : on entend souvent que, d’ici à cinq ans, toutes les boîtes disposeront d’un robot pour leurs réponses automatiques. Il faut s’y frotter maintenant pour trouver les bonnes méthodes. »

 

On a testé : le robot qui recommande des livres sur Facebook 

 

La technologie est par ailleurs gratuite – plusieurs moteurs de fabrication de bots existent, plus ou moins élaborés. « L’important, c’est de penser sous la forme de boucle : l’utilisateur ne doit jamais être perdu dans les échanges avec la machine, et avoir des options pour reprendre le fil des échanges. »

 

On pourra s'épancher avec Kappa à cette adresse.