Walter Isaacson, biographe de Jobs, refuse de comparaître face au DoJ

Clément Solym - 24.07.2012

Edition - Justice - Walter Isaacson - Steve Jobs - Apple


La demande  de comparution date pourtant du 23 mai dernier : elle a été demandée par le cabinet d'avocat Hagens Berman Sobol Shapiro LLP, qui représente la partie civile dans le dossier de l'entente sur les ebooks. Auteur de la biographie de Steve Jobs, vendue à plusieurs millions d'exemplaires dans le monde, Isaacson pourrait en savoir, ou en détenir plus que quiconque sur les stratégies commerciales d'Apple.



Walter Isaacson

Walter Isaacson (auteur : jdlasica)

 

 

Dans le Steve Jobs d'Isaacson, publié chez JC Lattès en France, on pouvait lire, dans ce qui apparaît aujourd'hui comme un alléchant échantillon pour les plaignants : « Le patron d'Apple entra dans la partie et offrit aux éditeurs ce qu'il avait refusé aux maisons de disque : appliquer le prix qu'ils souhaitaient à leur stock dans l'iBook Store, avec 30 pour cent pour Apple. Cela signifiait que les prix seraient plus élevés que sur Amazon. » (voir notre actualitté)

 

Elizabeth McNamara, avocate de Walter Isaacson, n'est pas vraiment de cet avis : son client est prêt à certifier toutes les citations de son livre qui concernent l'entrée d'Apple sur le marché du livre numérique, mais « se refuse à la production de tous matériaux supplémentaires et non publiés ». Probablement pour s'éviter de fâcheuses poursuites judiciaires avec la firme de Cupertino...

 

Mais, là encore, McNamara est formelle et n'en démord pas : « La théorie des plaignants selon laquelle Mr Isaacson serait le seul à posséder ces informations est erronée. Les preuves liées "à la connaissance, à la stratégie et au rôle" de Mr Jobs sur le marché des ebooks pourraient être pertinentes si elles avaient été communiquées aux employés d'Apple ou aux conspirateurs présumés [les éditeurs], et elles seraient facilement accessibles auprès de ce groupe de personnes. » En un mot : les vues de Jobs, même si Isaacson en a connaissance, ne sont d'aucune utilité, car strictement personnelles, et donc sans influence dans les transactions et petits arrangements.

 

Ce à quoi Steve Berman, avocat des plaignants, répond : « M. Isaacson a mené de nombreux entretiens au moment où M. Jobs négociait l'entrée d'Apple sur le marché du livre numérique. M. Jobs a parlé de la stratégie d'Apple et de ces négociations avec M. Isaacson. » 

 

C'est finalement la juge Denis Cote qui a tranché, en prononçant l'ordonnance suivante : « Le plaignant peut renouveler sa demande s'il est en mesure de prouver qu'elle est conforme aux critères de divulgation de documents non confidentiels. »

 




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