Washington, président peu loquace même dans ses livres

Clément Solym - 18.09.2012

Edition - Economie - Georges Washington - Constitution - notes


Après une vente aux enchères de près de 10 millions $ pour cette version, la Constitution et le Bill of Rights de Georges Washington, sont désormais propriété de la Mount Vernon Ladies' Association. Qui a ouvert son porte-monnaie en deux, pour s'acheter cette édition. 

 

 

 

 

Elle contient non seulement des notes manuscrites de la main du président des États-Unis - qui ne sont pas, de l'avis de l'Association,  d'une très grande profondeur. Mais elles concernent des éléments qui importaient pour Washington, et qui s'appliquaient à son titre de président, jusque dans ses fonctions et son droit de veto. 

 

Ainsi, à côté de l'article II qui stipule que le président doit donner de temps en temps des informations au Congrès, le président souligne « nécessaire » ou encore, souligne-t-il des passages qui l'interpellent particulièrement. 

 

Selon Carol Borchert Cadou, conservatrice en  chef au Mount Vernon, et vice-présidente des collections, ce type de comportement est typique de Washington, qui n'était pas un homme loquace. Pour preuve, son discours d'investiture fut le plus bref de toute l'histoire des États-Unis.

 

« Il note quelles sont ses responsabilités en tant que président », souligne Cadou, pour qui il est évident que Washington a examiné de près la Constitution pour définir quelles seraient ses fonctions, et comment les assumer au mieux. 

 

Le livre fut imprimé en 1789, et remis au président peu après sa prise de fonction, et demeura dans la famille jusqu'à une vente aux enchères en 1876. Il avait disparu avant de rejaillir en 1964 pour une vente où l'acheteur se l'était procuré pour 64.000 $. Fameuse plus-value, entre temps.

 

Mais le livre n'a simplement pas de prix, assure-t-on, à l'association. Qui a tout de même battu les records de vente pour un document de l'histoire américaine...