Waterstones invite dix lecteurs pour une soirée pyjama en librairie

Julien Helmlinger - 23.10.2014

Edition - Librairies - Waterstones - Airbnb - Hébergement


La semaine dernière, un touriste américain s'est retrouvé enfermé trois heures durant dans la librairie Waterstones de Trafalgar Square, à Londres. L'infortuné David Willis, pris au piège alors qu'il se promenait encore entre les rayons à la fermeture, avait alors été contraint de lancer son SOS via Twitter, provoquant le buzz sur la toile. L'homme a finalement été libéré, mais certains se seront inquiétés du temps de réaction des libraires. Dans la foulée, l'enseigne s'excuse avec une initiative originale : inviter dix clients à passer la nuit en boutique.

 

 

 

 

À l'heure des réseaux, une bouteille jetée à la mer crée parfois un raz-de-marée. Or parmi les commentateurs de l'appel à l'aide de David Willis, si certains ont critiqué le temps de réaction des libraires, d'autres se sont mis à partager le rêve d'une nuit en librairie. La chaîne britannique n'y sera pas restée insensible et a décidé de rebondir sur le fait divers.

 

Sur la plateforme Airbnb est apparue une page invitant dix lecteurs à se faire héberger chez Waterstones, Piccadilly, à partir de ce vendredi 21h et jusqu'au lendemain matin 9h. Une annonce assortie d'un argument de poids, un titre à choisir parmi quelques milliers de bouquins disponibles.

 

Afin de pourvoir les places disponibles, une sorte de concours invitait les candidats à postuler. Le moins que l'on puisse dire est que les libraires ont de l'humour, mais ils ont également pensé à tout le confort que n'avait pas David Willis au moment de sa mésaventure. Le lit gonflable et le sac de couchage seront donc fournis aux hôtes nocturnes de l'établissement.

 

Par ailleurs, Waterstones a promis d'autres surprises aux heureux élus, sans oublier des friandises fournies par Grazebox et Weetabix. « La seule chose dont vous devez vous soucier, c'est de savoir quoi lire... et si quelqu'un viendra vous ouvrir le lendemain matin. Mais le contraire ne serait pas un problème, si ? » vante l'enseigne.