Wendel songerait bien à vendre Éditis, selon M. Lafonta

Clément Solym - 27.03.2008

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Le feuilleton dont la filiale Éditis (groupe Wendel) est l'héroïne se poursuit donc, avec cette fois-ci, un aveu du bout des lèvres : M Lafonta, président du directoire de Wendel a ainsi lâché qu'ils avaient « reçu des marques d'intérêt sérieuses de groupes français et européens avec des éléments de financements qui nous paraissent solides et que nous regardons dans le détail ».

Récemment, Christine Dutreil, directrice de la communication du groupe nous avait expliqué que si « des rumeurs circulent depuis quelque temps, et qu'un certain intérêt grandit autour d'Editis, le groupe n'a jamais confirmé son intention de vendre Editis ». D'ailleurs, un porte-parole confirme que pour l'heure, il n'y a « pas de processus de cession engagé ». Les rumeurs que La Tribune avaient lancées fin janvier n'ont donc toujours aucune confirmation solide.

P'têt ben qu'oui, p'têt ben qu'non

Selon M. Lafonta, Éditis laisse « encore devant [eux] un potentiel important ». Les chiffres d'Éditis sont de fait éloquents : pour l'année 2007, cette filiale a participé au bond dans les bénéfices de Wendel, en apportant 49 millions d'euros. Sa croissance avait d'ailleurs était satisfaisante, toujours selon M. Lafonta.

On se souviendra que les turpitudes financières et la possible vente avaient fait intervenir différents acteurs. La société Mondadori avait infirmé son désir de racheter la fililale.  À ce moment, M. Lafonta aurait exprimé l'envie de voir la transaction conclue au cours du premier trimestre 2008. De même, RCS MediaGroup, détenteur de Flammarion, entre autres, ajoutait qu'aucune « initiative n'a été prise à l'heure actuelle sur Editis ». Le nom de Planeta reste en revanche en lice.

Un pas en avant cependant

Reste que cette intervention de M. Lafonta est une grande première. Éditis est à l'heure actuelle le numéro deux en France et compte dans ses rangs des maisons telles Nathan, Plon et Robert Laffont.