Willy contre Harry Potter : la plainte pour plagiat se poursuit

Clément Solym - 27.04.2011

Edition - Justice - harry - potter - plagiat


La bataille juridique se poursuite, alors que l'héritier d'Adrian Jacobs, Paul Allen maintient sa plainte pour plagiat contre J.K. Rowling, estimant qu'Harry Potter a honteusement tiré profit du livre de son pète, Willy The Wizard.

C'est que, la haute cour avait tenté de repousser le procès, en réclamant 1,5 million £, au titre de garantie pour les frais que la romancière et son éditeur allaient engager dans leur défense. Une procédure peu commune, mais tout à fait légale.

Sécuriser la défense

Que représente donc cette somme ? Eh bien, comme qui dirait, une sorte de caution, ou une sécurité, pour vérifier tout d'abord le sérieux du plaignant. Car le juge ne remet pas en question la validité de la plainte, mais simplement ses chances d'aboutir. Et à ce titre, les frais engagés par les défendeurs lui revenaient donc à charge. (notre actualitté)


Mais l'héritier ne s'en laisse pas compter, et a décidé d'interjeter appel de cette décision de la cour, estimant que la demande est abusive, et tente clairement de l'empêcher de mener à bien sa plainte pour plagiat.

Du côté de l'éditeur, on ne fait plus de commentaires sur le sujet, sinon pour répéter, encore et encore, que cette procédure est infondée et complètement hors de propos.

Le même procès a actuellement cours aux États-Unis, et la poursuite a été rejetée par la cour. Elle visait l'auteure et son éditeur américain. Mais pour Bloomsbury, l'éditeur anglais, ce rejet est la preuve que la position du plaignant est indéfendable. (via The Bookseller)

De longue date...

C'est en juin 2009 que l'affaire a éclaté. « Cette action, si elle est validée, aura pour mission de garantir les droits d'auteur partout, même de façon posthume », assurait Paul Allen. Qui depuis, a bien expliqué qu'il porterait cette plainte devant tous les tribunaux du monde s'il le fallait. (notre actualitté)

« Je suis attristée de constater qu'une autre plainte a été déposée, selon laquelle j'aurais pris du contenu d'une autre source pour écrire Harry. Le fait est que je n'avais jamais entendu parler de l'auteur ni du livre avant la première accusation portée par les héritiers chargés de la succession de l'auteur. Et je n'ai certainement jamais lu ce livre », avait simplement répliqué J.K., en février 2010.