Xavier Niel investit dans l'achat-vente de livres d'occasion avec KiwiBook

Nicolas Gary - 23.01.2018

Edition - Economie - Xavier NIel livres - livres occasion internet - vente livres occasion


Un nouvel opérateur vient d’arriver dans le commerce du livre d’occasion, mais avec l’appui d’un financier inattendu. La société KiwiBook, startut-up dédiée à la revente de biens culturels (CD, DVD, jeux vidéo et livres), a reçu le soutien financier de Xavier Niel. Basée à Nîmes, l’entreprise a achevé une première levée de fonds. Montant ? Non-communiqué...

 

Librairie Boulinier - Paris
ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

Dans quoi donc Kima Ventures, le fonds d’investissement de Niel, a-t-il mis de l’argent ? Simple : Kiwibook propose un modèle déjà en vigueur depuis quelques années. C’est celui que l’Allemand Momox a déployé (120 millions € de chiffre d’affaires en 2015) ou encore que l’on peut trouver avec Gibert Joseph. 

 

Pour ces deux opérateurs, l’idée est simple : via leur site internet ou via une application, on scanne un code-barre de produit culturel, et l’algorithme trouve un prix de rachat. La suite est connue : les produits sont par la suite revendus à prix réduit. 

 

L’expédition se fait alors aux frais des sociétés, sans coût pour le vendeur, qui sera payé quelques semaines plus tard. 

 

Gibert Joseph : le marché de l'occasion
“n'est pas nécessairement une manne”

 

En soi, KiwiBook laisse à son portail vendre-livre.fr le soin de se charger d’effectuer les reprises de livres. À plusieurs occasions, depuis mars 2017, nous avions tenté de joindre la société qui se lançait, mais jamais Benjamin Lointier, son fondateur, ne nous a jamais répondu. 

 

KiwiBook a donc racheté récemment vendre-livre.fr et envisage de se lancer de plain pied dans l’aventure de la vente d’occasion. La première urgence sera de proposer un système applicatif, comme pour Momox ou Gibert : à cette heure, l’internaute doit laborieusement recopier à la main le code-barre de son DVD pour le soumettre au rachat. Rédhibitoire.

 

Pourtant, Benjamin Lointier et son associé, Benjamin Augros expliquent qu’ils attendent 100.000 livres d’ici la fin de l’année 2018. Ils précisent par ailleurs que dans les financements reçus, les développements techniques passeront par l’applicatif, de même qu’un recrutement d'un développeur et d'une personne pour la préparation des commandes sera à prévoir. 

 

La Charte Prix du livre, le baroud d’honneur
de la librairie sur l'occasion

 

« Nous cherchons également des partenaires régionaux de types associations, entreprises d’insertion et professionnels du livre, capables de nous fournir des livres en lots de façon régulière », souligne Benjamin Augros.

Quant au prix proposé : « Notre algorithme propriétaire trie, parmi des millions de références, les références qui peuvent toujours se vendre. Lorsqu’un particulier nous propose un livre à vendre, nous sommes capables d’estimer en temps réel quelle est la marge possible en fonction de nombreux critères, et nous définissons ainsi le prix de rachat d’un livre. »

 

Pour l’heure, seul le livre serait concerné – le site de KiwiBook assure pourtant déjà être « la solution la plus simple et rapide pour revendre vos biens culturels : que ce soit des livres, CD-DVD ou jeux vidéo, nous les rachetons directement et immédiatement en quelques clics ». 

 

Il faudra certainement attendre les prochaines semaines pour que tout cela se démêle un peu.
 

L’affaire ne manque cependant pas d’ironie : on se souvient que le Syndicat national de l’édition avait eu longuement maille à partir avec Free Iliad (fondé par Xavier Niel) et les fameux serveurs Usenet. On retrouvait en effet sur le service de Free des BD numérisées, disponibles en libre accès, et dans la plus totale illégalité

 

Avec Média Participations, le SNE avait alors porté plainte en décembre 2007... La procédure s’était achevée en décembre 2009, de façon précipitée du fait d’une erreur de procédure. Les newsgroup incriminés n’avaient finalement pas tant tremblé que cela...

 

via Hérault juridique, La tribune

 


Commentaires

Bonjour,



Je suis bouquiniste et je veille sur ce marché. Historiquement Amazon et Momox ont été les premiers à se positionner sur le marché de rachat du livre d'occasion. "Amazon rachète" a fermé rapidement son service non rentable. Momox fonctionne car il est européen et ne fait pas que dans le livre. En Allemagne, il rachète et revend des vêtements d'occasion. Dernièrement deux sites de rachat de livres ont fermé : revendre-livres.fr et Kizbi . Trop de concurrence mais aussi une méconnaissance du marché du livre et sans doute un manque de structure logistique important. On ne s'improvise pas libraire et encore moins bouquiniste. Aujourd'hui, le marché se partage entre plusieurs acteurs : Gilbert Joseph , Momox (pour les plateformes de rachat de livres), Recyclivre et ammareal (donation de livres) et Bebertweb.fr (service de rachat de livres à domicile : réseau de bouquinistes spécialisés). En tout cas pour toute naissance , on ne peut que leur souhaiter bienvenue !!!!!
On sent bien le "bouquiniste" ... "se positionner sur le marché " ... " manque de structure logistique" .. Il faut un MBA pour être bouquiniste ... Plutôt tristouille :0 confused
La librairie ancienne déjà moribonde va donc finir de disparaitre, avec la bénédiction du numérique. Niel a besoin d'encore un peu plus de milliards à optimiser au Luxembourg ou aux Îles Caīmans, donc on s'attaque maintenant aux Bouquinistes, population qu'il convient de détruire au plus vite. L'emploi depersonnes handicapées à des salaires ridicules avec l'appui de pseudo associations estle point d'orgue de cette merveilleuse entreprise birn digne de la "Start Up Nation" prônée par l'ancien banquier de Niel (probablement en affaire avec Rothschild). Les kibraires disparaissent. Momox massacre les libraires d'anciens, Amazon se charge des libraires, continuont avec ces méthodes, et le monde de 2030 sera un vrai paradis numérique et nos vies un enfer technologique, un désert de sentiments,de découvertes, et de rêves.

Content de mourir avant de voir venir ces prisons de béton, d'écrans et de boutons, voulues par les racailles de la finance, les Drahi, Niel et autres Macron.
Vous êtes complètement "has been" mon vieux. Voyons, parlez nous un peu profit, chiffre d'affaire, quoi. Les livres ce n'est plus qu'un produit, point barre. Avec 70.000 livres publiés en France chaque année (dont 69800 finiront au pilon) c'est d'abord un marché bien juteux. Point barre. raspberry
(Excusez les fautes de frappe dans mon précédent message)

Le clin d'oeil du passé à cette lamentable histoire, c'est le "truc" du Code Barre : et oui, les livres antérieurs aux années 1960 n'en ayant pas, les bradeurs numériques doivent pester de ne pouvoir (savoir plutôt) s'attaquer à toutes ces vieilleries de l'Ancien Monde, celui du temps de vivre et du plein emploi, monde dans lequel un licenciement ne s'appelait pas un "Plan de Retour à l'Emploi"...
Vieux truc: je comprends que tu veux défendre ton business mais respecte un peu les bouquinistes. Ils n'ont pas fait tous des MBA mais beaucoup ont des diplômes dans le métier du livre. Ils parlent aussi bien business que toi et savent faire des études de marché : wink tu veux faire de l'argent avec les livres d'occasion. Libre à toi et bonne chance dans ce marché hyper saturé. Ne prends pas de haut notre métier. Merci

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