150 millions d'euros d'ici à 2020 pour les « projets pédagogiques innovants » des universités

Clément Solym - 26.10.2011

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Projets pédagogiques innovants - idex - idefi


Le ministère de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, et le commissaire général à l'investissement René Ricol ont annoncé aujourd'hui, selon l'AFP, que les universités dotées de « projets pédagogiques innovants » recevront 150 millions d'euros dans le cadre du grand emprunt.

 

La somme, répartie entre les différentes institutions, sera libérée d'ici à 2020. L'appel intitulé « Initiatives d'excellence en formations innovantes » (Idefi) devrait permettre de soutenir vingt projets. La date limite de dépôt des dossiers de candidature auprès de l'Agence nationale de la recherche.

 

L'objectif pour Laurent Wauquiez est qu'un « maximum d'étudiants puisse bénéficier de ces formations » et que « la nouvelle licence [devienne] le diplôme de la réussite et de l'insertion pour la moitié d'une classe d'âge ». Fi du master ? Point, répond le ministre, pour qui le niveau bac +5 doit s'internationaliser pour « permettre l'épanouissement universitaire [sic] et pour attirer des étudiants étrangers ».


 

Quant au doctorat, il doit « atteindre un niveau de reconnaissance partagé pour permettre tant l'affirmation des profils scientifiques les plus compétents que le recrutement des cadres de haut niveau des entreprises européennes et internationales ». En somme, un vrai bouleversement des objectifs sur la valorisation des doctorats.

 

Selon le communiqué diffusé conjointement par le ministère et le commissariat général, l'appel à projet s'adresse à l'ensemble des établissements d'enseignement supérieur, universités et écoles, y compris ceux déjà engagés dans une Initiative d'excellence (Idex), bien que les deux financements (Idex et Idefi) ne soient pas cumulables.


Un projet en apparence ambitieux, qui contraste cependant avec la réalité budgétaire des universités, souvent obligées, au quotidien, d'opérer des coupes franches dans leurs dépenses (voir notamment ici).