23 universités déficitaires suite à l'autonomisation

Clément Solym - 12.07.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - universités - déficit - réforme


La nouvelle ministre Geneviève Fioraso vient de lancer les Assises de l'enseignement supérieur et de la recherche suite à la situation de crise que connaissent certaines universités françaises. En effet, 23 des 83 universités ont accusé un déficit deux années consécutif (2010-2011) « en raison d'un manque d'accompagnement dans la mise en place de leur autonomie ».



Faculté de droit de Paris



Aucun nom n'a été dévoilé quant aux déficitaires. Cependant, Mediaetudiant annonce que le précédent gouvernement avait évoqué les universités Diderot, Pierre et Marie Curie ou encore de Strasbourg. Un problème qui provient des fonds de roulement dont disposent les universités : ils sont « inférieurs à ce qui est acceptable », a indiqué la ministre. Le transfert « des compétences » et de « la masse salariale » s'est également réalisé dans « des conditions insatisfaisantes », a-t-elle ajouté.

 

Jusqu'à septembre, différents acteurs de l'éducation vont être auditionnés afin de corriger progressivement la loi LRU sur l'autonomie des universités. Actuellement, l'ensemble des universités devra passer le cap avant le 1er janvier 2013.

 

« La révi­sion de la gou­ver­nance des établis­se­ments fait par­tie des thèmes des Assises de l'enseignement supé­rieur et de la recherche, qui se tra­dui­ront par une consul­ta­tion entre juillet et sep­tembre, des Assises ter­ri­to­riales en octobre, natio­nales en novembre puis un rap­port en décembre. Enfin, la Loi LRU et la loi d'orientation et de pro­gramme pour la recherche seront "cor­ri­gées" au pre­mier tri­mestre 2013. »

 

En attendant, les 23 sites déficitaires ne seront pas placés sous tutelle.

 

Aucune rallonge budgétaire n'est prévue, le climat économique actuel n'est pas favorable à une telle avance. Néanmoins, un rééquilibrage du budget est envisagé : « La ministre que je suis peut pro­cé­der à des rééqui­li­brages à l'intérieur d'un bud­get, même s'il est contraint, et nous pou­vons aussi faire des péréqua­tions sur le ter­ri­toire — par exemple réuti­li­ser l'argent de pro­grammes de recherches qui n'ont pas été enga­gés depuis 2005 — et elles sont néces­saires».

 

La ministre a aussi évoqué de possibles mutualisations de mastères, au nombre de 3.000 à ce jour.