Le 17 mars, c’est l’anniversaire de l’auteur de science-fiction américain William Gibson. Âgé de 68 ans, c’est un leader du mouvement littéraire cyberpunk, un sous-genre de la science-fiction mêlant souvent dystopie et hard science-fiction. Son premier roman Neuromancien en fait partie. L’occasion de (re)découvrir cinq faits sur le célèbre auteur.

 

(Steve Rhodes, CC BY NC ND 2.0)

 

 

1. Il est le père du « cyberespace »

Dans son recueil de nouvelles Burning Chrome (Gravé sur chrome) de 1981, il utilise le mot cyberespace pour décrire « une hallucination consensuelle vécue tous les jours par des milliards d’opérateurs légitimes dans tous les pays ». À l’époque où internet commençait son développement, l’idée était une sorte de révolution, un avant-goût de ce que notre technologie est devenue aujourd’hui.

 

2. Il estime que la science-fiction ne prédit pas l’avenir

On lui attribue souvent une certaine capacité de prédiction. Il se défend souvent de cette idée lors d’interviews : « Je pense que la chose la moins importante à propos de science-fiction est sa capacité prédictive. Son aptitude à s’avérer réellement prédictive est vraiment, vraiment pauvre. Si vous considérez l’histoire entière de la science-fiction, ce que les gens ont dit qu’il allait se produire, ce que les écrivains ont annoncé, et ce qui a fini par se produire actuellement, c’est terrible. » Et de conclure que « nous avons presque toujours tort ».

 

3. C’est un twittos convaincu

William Gibson est un fervent utilisateur de Twitter. Il est très actif sur la plateforme, mais a un avis très tranché sur Facebook et MySpace, qui ne l’intéressent pas : « Ils sont comme des centres commerciaux pour moi, mais Twitter c’est comme la rue. Vous pouvez heurter n’importe quoi sur Twitter. »

 

4. Il collectionne les montres anciennes

Dans son recueil de non-fiction Distrust That Particular Flavor, il évoque dans un essai, My Obsession, sa dépendance pour les montres mécaniques anciennes, sur lesquelles il enchérit régulièrement sur eBay. 

 

5. Son dernier roman est The Peripheral

Publié en octobre 2014, The Peripheral contient des nouvelles technologies comme les drones et présente plusieurs avenirs. En avril 2013, William Gibson s’était rendu à la New York Public Library où il avait lu le premier chapitre du livre. Il l’avait également présenté au Writers Fest de Vancouver quelques mois avant sa parution. Il n’a cependant pas encore été traduit en français.

 

Bonus (parce qu’on est super sympas !). Il a innové dans le Steampunk

En plus d’être un leader du cyberpunk, l’écrivain s’est également illustré dans le courant littéraire du steampunk qui présente à l’origine des intrigues se déroulant au XIXe siècle de la révolution industrielle. C’est son célèbre roman La machine à différences (1990) qui emprunte ce courant littéraire. Il se déroule dans les années 1850 et parle d’ordinateurs avec des roues et des leviers.

 

 

Via Writerfest