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6 mois de pandémie, l'Académie française plaide pour “la” Covid : pourvu qu'ça dure...

Victor De Sepausy - 15.05.2020

Patrimoine et éducation - Ressources pédagogiques - Académie française Covid - acronyme Covid féminin - coronavirus maladie pandémie


Chacun son occupation, à dire vrai, et celles des Académiciens ne manquent évidemment pas d’originalité. Ainsi, au terme de près de 8 semaines de confinement, le Quai de Conti a trouvé la solution : si l’on est autorisé à parler du coronavirus, la dénomination de Covid-19 devra être féminisée. Finalement, ce sont donc les Québécois qui ont le bon usage de la langue depuis le début.

Académie française
Jorge Láscar, CC BY 2.0
 

La Covid-19 et non plus le Covid-19, l’affaire était largement débattue, et les Immortels ont sorti le coupe-chou pour trancher. On savait qu’ils avaient déjà trouvé un formidable remède linguistique pour faire barrière à l’épidémie. 

Désormais, ils ont aussi une véritable explication justifiant l’emploi du féminin. En effet, Covid est un acronyme pour Corona Virus Disease — le dernier terme, pour les non anglophones et les autres qui reviennent d’un séjour sur Pluton de plusieurs mois, signifie « maladie ». En somme, indique l’Académie, il faut employer le féminin, parce que la traduction de disease en français aboutit à un terme féminin.

« Quand ce syntagme est composé de mots étrangers, le même principe s’applique. On distingue ainsi le FBI, Federal Bureau of Investigation, “Bureau fédéral d’enquête”, de la CIA, Central Intelligence Agency, “Agence centrale de renseignement”, puisque dans un cas on traduit le mot noyau par un nom masculin, bureau, et dans l’autre, par un nom féminin, agence », explique-t-on en habit noir et vert, le plus sérieusement du monde.

Et de conclure, avec tout autant de sérieux : « Il n’en reste pas moins que l’emploi du féminin serait préférable et qu’il n’est peut-être pas trop tard pour redonner à cet acronyme le genre qui devrait être le sien. »

Quel drame en effet : pour un peu les Immortels auraient regretté que l’épidémie ne s’éternise pas un peu plus afin de propager le bon usage ? 

D’ailleurs, ActuaLitté avait dévoilé que l’Académie avait connu quelques soucis avec le Covid… pardon, LA Covid-19, dans ses premiers temps. Le dépôt des candidatures pour le fauteuil de Max Gallo, prévu pour ce 30 avril, avait été annulé… par mesure de sécurité.

Charline Vanhœnacker a également trouvé que l'affaire était cocasse : 




Commentaires
Eh bien alors que l'on reproche depuis si longtemps leur supposée misogynie aux académiciens (mais ceux-ci se renouvellent y compris maintenant avec des académiciennes et une Secrétaire perpétuelle -qui tient à la désignation au masculin de sa fonction, il est vrai !), on serait de mauvaise composition de leur reprocher une féminisation d'un nom !

Et c'est le hasard qui a fait tomber ce nouveau terme dans le genre masculin en France et en Belgique...

CHRISTIAN NAUWELAERS
Dommage que cela arrive tard (même si c'est fort rapide pour des académiciens). Je crains que l'habitude ne soit déjà prise.

D'où l'intérêt d'être « dans le coup ».
Quel progrès ! ...Tant qu'on y est, le latin féminin "persona" (personae, 1ére déclinaison) signifie "masque"...Tout un programme, non?Le français est une langue romane, pas l'anglais qui dicte donc à ces immortels (qui ne le sont pas, comme tout un chacun) la féminisation de l'appellation d'un virus parmi d'autres.
L'étymologie de «masque» n'a rien à voir avec «persona»...

Cela vient de l'italien «maschera», d'un radical prélatin «maska», noir !

Et l'Académie ne prétend pas féminiser le nom «coronavirus» mais le

Covid-19 pour attirer l'attention sur le fait que ce nom composé et abrégé comprend l'initiale «d» du mot «disease» soit une maladie...ou alors...un mal, si on veut ergoter à l'infini !

Enfin je crois que les jeux sont faits: chez nous,le Covid-19 restera masculin,et féminin -pourquoi ? -chez les Québécois !

Je pense donc que Toto a raison.

Préférons tout bêtement le coronavirus et sans pinaillage...!

Surtout qu'il ne s'agit pas d'«une» maladie mais de plusieurs possibles suite à une infection: de la guérison spontanée jusqu'à la mort...!

Donc on parle de ce satané virus sans anglicisme parfaitement inutile ici (et je reconnais que les anglicismezs apportent parfois,pas toujours loin de là,une nuance,une précision introuvable dans un équivalent français.)

CHRISTIAN NAUWELAERS
Dommage, le sens de l'humour n'est pas donné à chacun...Bien sûr que la muselière dont on peut ou non user se nomme "masque" en Français, mais c'est VOUS qui parlez (?)d'étymologie, pas moi ! Persona en latin signifie masque en Français...il ne s'agit pas d'étymologie.
Feu sur la faute de frappe: il faut lire anglicismes et non anglicismezs !

CHRISTIAN NAUWELAERS
Je n'avais pas capté la dimension humoristique de votre message initial,désolé, et tous les sens de l'humour ne sont pas pareils...

Hors sujet ici je crois.

Si vous évoquez la langue romane en opposition à l'anglais par rapport au français,j'ai bien cru que l'étymologie était en question...!

Sans poilade ici...

En fait,faux débat il me semble.

CHRISTIAN NAUWELAERS
permettez-moi de faire des commentaries qui ne vont pas dans le bon sens:

l'Académie donne -t-elle des règles ou entérine-t-elle l'usage ?

recommande-t-elle l'écriture inclusive



https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/6-mois-de-pandemie-l-academie-francaise-plaide-pour-la-covid-pourvu-qu-ca-dure/100764

Le choix de l’Académie pour le genre de COVID-19, est très contesté y compris dans les justifications avancées, et surtout le fait qu’elle traite d’une désignation qui n’est qu’un code alphanumérique, alors qu’elle aurait dû proposer un vrai mot français pour s’exprimer en français (virose, coronavirose…).

La Société d’étude des langages du politique a publié une étude de la question.

https://selp.eu  et https://selp.eu/figures/le-ou-la-covid-19-les-reflexions-dange-bizet/

Si l’argument est de suivre le choix des Canadiens, alors il faut dire qu’il faut aussi changer le genre de plusieurs autres anglicismes « une Job » sur le modèle de « une robe » (mais que faire de « globe », « lobe »…),

2

https://www.actualitte.com/article/patrimoine-education/offre-d-emploi-l-academie-francaise-recherche-des-candidats-pour-son-dictionnaire/101335

On peut s’étonner que ActuaLitté utilise, dans une offre d’emploi à l’Académie, l’écriture dite inclusive, fermement condamnée par l’Académie, qui ne dit pas que des bêtises.
Je suis très surpris de ce que j'apprends par Michel Gouy Joigny: je ne savais pas que les Canadiens ont bizarrement féminisé le mot «job» !

D'après l'anglais «job» bien entendu et au départ le personnage biblique Job (masculin).

Ce féminin est incompréhensible et la robe -la comparaison de son message - vient du germanique «rauba» -butin -qui a donné «dérober» !

Pas l'ombre du moindre rapport entre «robe» et «job» et même les deux terminaisons diffèrent.

Bref le mystère demeure: pourquoi cette féminisation indue de «job» par les Canadiens ?

Sinon il est vrai qu'un néologisme comme «coronavirose» eût été adéquat;et non «virose», pas assez spécifique quant au coronavirus -il est bien d'autres virus même si on a tendance à l'oublier !

Pour ce qui est des termes français que l'on souhaiterait voir remplacer des anglicismes,je souhaite pulvériser ce ridicule «divulgâcher» préconisé à la place de «spoiler» !

Invraisemblable que les spécialistes qui ont tenté d'introduire ce nouveau terme pompeux et ampoulé aient oublié le si joli et explicite «déflorer» !

CHRISTIAN NAUWELAERS
Mais vous n'avez peut-être pas lu cela, il faut ouvrir ce lien : https://selp.eu/figures/le-ou-la-covid- 19-les-reflexions-dange-bizet/ pour avoir l'analyse linguistique d'Ange Bizet".
En réponse au nouveau message de Michel Gouy Joigny: j'ai lu la chronique linguistique extrêmement précise et argumentée d'Ange Bizet.

J'invite tout le monde (si intéressé par la langue française et ses subtilités) à la lire.

Donc il apparaît que le terme Covid-19 ne doit pas nécessairement être mis au féminin.

Il s'agit -ce que nous savions -d'un anglicisme et je vois qu'effectivement Ange Bizet préconise l'emploi du néologisme «coronavirose».

Ce terme existerait pourtant déjà pour les animaux ?

Ah bon ?

Moi je viens de consulter mon Robert et mon Larousse: aucune coronavirose !

Mais le coronavirus (d'avant la crise bien entendu) y figure.

Dans le Robert,la définition du coronavirus laisse perplexe: «Genre de virus à ARN responsable d'infections respiratoires et digestives chez plusieurs espèces de mammifères dont l'être humain.» !

Or combien de fois n'a-t-on pas répété que nous n'avons aucune contamination à craindre de la part de nos animaux domestiques ou autres ?

Et si c'est le cas (aucun danger),pourquoi une «coronavirose» existante pour animaux ?

Une autre variété des dégâts du coronavirus mais non transmissible à l'être humain ?

Bizarre mais je n'ai pas la compétence pour apporter un début d'embryon d'ectoplasme d'explication !

Enfin ma première réponse à Michel Gouy Joigny contestait -et je maintiens -le rapport erroné qu'il induit entre les substantifs «robe» et «job» (quant au genre,voir son message), qui ne sont pas traités dans la chronique d'Ange Bizet.

CHRISTIAN NAUWELAERS
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