A la recherche des tablettes cunéiformes de l'Empire achéménide

Nicolas Gary - 30.01.2014

Patrimoine et éducation - A l'international - Empire achéménide - Moyen-Orient - tablettes cunéiformes


L'Empire achéménide régna sur le Moyen-Orient, et constitua la première grande société perse à prendre le pouvoir sur cette région. Elle commença avec Cyrus II, en 559 avant J.-C.. Se libérant de la domination des Mèdes, l'Empire parvint, à deux reprises, à inquiéter les Grecs, et il fallut l'avènement d'Alexandre le Grand en 330 avant J.-C., pour que leur emprise sur le monde cesse. Bon, autrement dit, les documents qui nous sont parvenus de cette civilisation sont toujours précieux.

 

 

 

 

C'est ici qu'intervient un regroupement de chercheurs d'Iran et d'Italie, qui ont commencé l'étude de tablettes achéménides. Une relecture qui a abouti à la constitution d'une documentation nouvelle, se faisant sur les inscriptions cunéiformes.

 

Selon le bureau du patrimoine culturel de l'administration générale de Fars, une conférence s'est tenue réunissant les iranologues italiens Gian Pietro Basello et Adriano Rossi de l'université de Naples, ainsi qu'un certain nombre de chercheurs de la Bibliothèque nationale et du Centre des Archives de Shiraz.

 

Au cours de cette conférence, Adriano Rossi a souligné l'importance des travaux effectués, et de la coopération entre les deux pays autour des recherches sur l'Empire achéménide. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans un ouvrage en deux volumes, pris en charge par l'université.

 

Depuis 1911, la lecture et la relecture des tablettes cunéiformes occupent les scientifiques. L'intérêt des chercheurs était de parvenir à de nouvelles découvertes sur leur signification, tant dans le contenu que dans leur structure. On y retrouve des textes rédigés en perse ancien, Ilami et Babeli, ainsi que des éléments esthétiques. 

 

La tablette spécifiquement examinée date de 250 avant notre ère, et a été découverte à l'emplacement du palais de Xerxes. Gian Pietro Basello, spécialiste de l'histoire des langues iraniennes a même pu observer que l'on retrouvait des fautes d'orthographe dans les inscriptions issues des ruines de Persepolis. « Les textes de ces inscriptions ont été rédigés par des personnes ayant un niveau d'instruction élevé, mais des erreurs sont arrivées, quand les graveurs ont découpé les textes dans la pierre. »

  

Et de souligner, une fois de plus, l'importance et la qualité des vestiges monumentaux de ce site archéologique unique.  

 

Via Fars News