À Reims, Frédéric Mitterrand s'offre une échappée en slam

Clément Solym - 25.03.2010

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Reims - Mitterrand - offrir


Hier débutait la semaine de la francophonie, l'occasion pour le ministre de la Culture toujours en poste d'aller faire un petit tour à Reims pour inaugurer la manifestation. Et les dix mots qui la composent. (voir le communiqué du ministère)

À l'occasion d'une conférence et d'un atelier slam, lequel est particulièrement mis à l'honneur pour cette édition, Frédéric Mitterrand aura inauguré cette semaine avec une série de rappels historiques et de bons moments, très largement favorables à cette nouvelle expression.

« C'est un ami de Jack Kerouac, Alenn Ginsberg qui, dans les années cinquante, a inventé le slam en déclamant dans les universités américaines ses poèmes avec une diction très syncopée », recadre le ministre. Et sous le regard du collectif rémois Slam tribu, de détailler les origines des cette poésie nouvelle.

Rapprochant le slam des premiers arguments mis en avant à l'époque de l'éclosion du rap, le ministre salue cette « manière formidable d'exprimer la vie quotidienne, les difficultés de la société et une manière formidable de travailler la langue pour montrer que le français peut s'adapter aux émotions que nous rencontrons tous les jours ».

Nouveaux mots, argotiques ou non, saccade, jeux de mots, le slam semble emplir un espace de l'expression depuis quelques années, que l'on avait laissé en friche. « De surcroît, c'est aussi une forme d'art qui permet aux jeunes quelques fois un peu intimidés par la culture d'exprimer leur créativité et de se rapprocher du monde de la culture », conclut le ministre.

Et pour joindre le geste à la parole, Frédéric Mitterrand aura été invité, en duo avec Ami Karim, slammeur parisien à déclamer un texte, tout en respectant la consigne : placer les 10 mots imposés à travers Dis-moi dix mots dans tous les slams. Après un petit bafouillage (« Ben oui, je ne suis pas professionnel, moi », s'excuse-t-il avant de reprendre), cela donne


"Expo, déco, concert tout cela sans scooter,
Qu'est-ce que Frédo allait donc faire dans cette galère ?
Ne pas être mobile, toujours resté at home, entouré de gorilles (...)

Heureusement, il est possible de zapper
A Reims avec le slam je tente une échappée
Le slam est pour ma joie, comme un cheval de Troie (...)

J'essaye des variantes, des silences des tempos
J'entends chanter en moi le bonheur en crescendo"

Pas si mal ? Non, en effet...