À Rennes, le redoublement au collège, c'est dépassé

Clément Solym - 13.10.2008

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - redoublement - collège - Rennes


Bon, les maniaques nous tomberont encore sur le dos, en expliquant qu'on ne redouble pas, mais que l'on double une classe, le redoublement impliquant la même chose que de 'cuber' sa khâgne, c'est-à-dire, faire trois fois une même année. Soit, ils n'auraient pas tort...

Dans tous les cas, le collège Saint-Hélier a décidé que doubler ne serait plus la solution pour les élèves avant la 4e : « Bien sûr, on béquille les élèves, en leur apportant du soutien », explique Benoît de Parscau, directeur, mais l'important est de ne pas être ralenti par des lacunes. « Ils continuent à aller de l'avant. Le contraire est source d'ennui et de désintérêt », poursuit le directeur.

Poursuivre certaines matières, en reprendre d'autres

En effet, les élèves qui accusent le coup dans certaines matières poursuivent cependant dans la classe supérieure les domaines dans lesquels ils réussissent. Basée assez clairement sur un modèle universitaire, cette solution aurait un impact plus que positif sur les élèves. Pour Steven, c'est évident : « Finalement, on se sent à l'aise en 4e comme en 3e. »

Et pour les enseignants, l'idée permet d'encourager les élèves, plutôt que de leur saper le moral. Face à l'aveu de l'échec, on répondant ici par la valorisation des points forts, tout en renforçant les matières faibles. Mais alors, une fois en 3e, que se passe-t-il ? « Ils pourront affiner leur orientation, discuter avec des lycéens, se confronter aux difficultés, tout en passant des modules et en continuant à progresser », explique M. de Parscau.

Une façon de « gagner du temps ou ne pas en perdre avec une progression personnalisée », qui pourrait faire parler d'elle et offrir une alternative pertinente.