Afev : le pacte national de lutte contre l'échec scolaire

Clément Solym - 22.09.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - afev - echec - scolaire


Dans la lignée des pactes en faveur de l'environnement ou des logiciels libres, les dirigeants de l'Afev lancent un pacte de lutte contre l'échec scolaire. Trois axes le caractérisent, « agir contre la souffrance » à l'école, « réinventer le collège », et « réhabiliter l'enseignement professionnel ».


L'Afev préconise de « supprimer les notes à l'école élémentaire », de mettre en place des indicateurs de l'ambiance dans les écoles, et de créer des « accompagnements individuels aux moments charnières pour les enfants ».

 

Ces mesures peuvent aider les plus en difficulté, mais la suppression des notes ne signifie pas la suppression de la concurrence et des tensions, qui sont aussi générées par des couleurs si celles-ci représentent des niveaux.
 



Une réorganisation de l'enseignement


Concernant le collège, l'Afev propose d'« arrêter la segmentation des enseignements » pour éviter aux élèves de passer d'un professeur à huit, ce qui est trop.

 

Pour le lycée, l'Afev veut, selon l'AFP,« refonder la taxe d'apprentissage afin de contribuer à un financement d'un plan ambitieux pour faire des lycées professionnels des pôles d'excellence ». Le président de l'Afev, Christophe Paris, déclare : « Il s'agit d'un ensemble de mesures qui permettent aux élèves de retrouver confiance et plaisir d'apprendre ».


Une association militante

L'Afev est financée par l'État parce que les étudiants bénévoles lui coûtent moins cher pour faire du soutien scolaire que des assistantes sociales à plein temps et des pédagogues professionnels. Les enfants suivis par l'Afev, 7 000, sont tous des enfants en grande difficulté, et viennent de familles défavorisées pour l'essentiel.

Cela restreint la portée de la justification des mesures préconisées par l'Afev et des études qu'elle a faite. Il n'est pas dit que tous les élèves doivent être traités comme des élèves en grande difficulté.


Via l'AFEV