Angleterre : l'école se virtualise, l'éditeur veut reprendre ses livres

Clément Solym - 04.12.2008

Patrimoine et éducation - A l'international - Angleterre - bibliothèque - livres


La semaine passée, Philip Pullman accompagné d'autres auteurs, partait en croisade contre la robotisation d'une bibliothèque, après que les enfants de l'école ont lancé une pétition pour demander que leur bibliothécaire ne soit pas remplacé par un système informatique sans âme et un environnement de travail virtuel.

Mais voilà qu'un éditeur vient frapper à l'huis du directeur de l'établissement pour lui rappeler un arrangement passé : entre 1998 et 2005, l'école a en effet reçu des livres, près de 250, de l'éditeur Everyman, dirigé par David Campbell. Le contrat était simple : on donne des livres, certes, mais à condition qu'ils soient exposés aux yeux de tous. Un échange de contenu contre de la visibilité, en somme.

Les auteurs n'étaient pas spécialement ciblés, Campbell rappelle que l'on trouvait indifféremment Homère, Roald Dahl, Raymond Chandler ou Garcia Marquez, dans une lettre au directeur de l'école de Chesterfield. « Si vous persistez dans cette extraordinaire et mauvaise décision, rendez-nous les livres », clame-t-il. « Nous sommes sollicités par des écoles qui n'étaient pas éligibles à notre programme de don, ainsi que par d'autres, situées en Afrique, qui souhaitent ces livres », poursuit-il.

On attend donc la suite des événements...