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Anne, Emily et Charlotte Brontë, bientôt privées de leur domicile

Nicolas Gary - 02.09.2020

Patrimoine et éducation - Patrimoine - maison bronte - soeurs bronte patrimoine - patrimoine bronte


L’histoire se répète, inlassablement, pour les monuments publics, autant que pour les espaces privés. En France, la maison de Colette souffre de restrictions budgétaires du fait de la désertion contrainte du public. Outre-Manche, le musée consacré aux sœurs Brontë connaît les mêmes déboires. Et, victime de la pandémie, cherche de l’argent.


 

Charlotte, Emily et Anne Brontë vécurent à partir de 1820 dans cet espace, Haworth Parsonage : une maison où des pièces monumentales de la littérature britannique virent le jour. Transformé en musée à partir de 1928, le lieu abrite une collection de manuscrits originaux, des meubles et effets personnels des trois sœurs. Chaque année, il enregistre plus de 70.000 visiteurs, venus du monde entier.

Chaque année, sauf lors des annus horribilis de pandémie mondiale.

À l’automne 2019, les gestionnaires avaient monté une campagne de soutien, et plus de 1000 personnes avaient volé au secours de l’établissement, pour acheter un rare petit livre de Charlotte, passé aux enchères. Il s’agissait d’un carnet où, à 14 ans, elle avait fait ses premières armes de romancière.
 
Dès le 1er février 2020, les visiteurs purent y jeter un œil, mais peu nombreux étaient les élus : la pandémie plongea les lieux accueillant du public dans l’isolement, et le public lui-même dans le confinement. « La fermeture depuis mars a entraîné une perte de revenus estimée à plus de 500.000 £ (562 k€). Un montant qui nous permettait d’ordinaire de poursuivre l’activité durant les mois d’hiver, plus calmes », indique-t-on.
 


Et alors que le musée vient de rouvrir au public, après avoir bénéficié du financement du fonds d’urgence de l’Arts Council England, 100.000 £ manquent toujours à l’appel. « Nous sommes douloureusement conscients que tout ce que nous avons fait, et prévoyons encore, viendrait à ne pas suffire pour garantir notre survie jusqu’en 2021. »

Que faire ? Relancer une campagne de financement, pour lever des fonds et préserver les lieux. « Nous savons que les temps sont durs pour chacun, les institutions, les entreprises, partout dans le monde. Mais si vous, ou quelqu’un que vous connaissez, peut être en mesure de nous aider en cette période difficile, cela aiderait à faire la différence : soit nous restons ouverts, soit nous fermons de nouveau nos portes. »

Avec le risque que, cette fois, ce soit une fermeture définitive…

Pour encourager aux dons, un festival sur internet doit se tenir à compter du 4 septembre, avec le hashtag #Brontë2020, destiné avant tout à collecter de l’argent. 

Dossier : les soeurs Brontë, prodiges de la littérature britannique

credit photo : Brontë Society


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