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Apprendre l'écriture inclusive à l'école : aux enseignants d'être vigilants

Clément Solym - 14.06.2018

Patrimoine et éducation - Scolarité France - écriture inclusive école - manuel scolaire inclusif - Blanquer écriture inclusive


L’écriture inclusive, plus représentative de la diversité d’une nation – ou au moins des hommes et des femmes. La question fut houleuse, le débat continue d’alimenter les discussions et le ministère de l’Éducation nationale joue les prolongations.

 


extrait Pompiers courant à un incendie, de Gustave Courbet
 

 

Au mois de septembre 2017, les éditions Hatier (filiale du groupe Hachette), avaient tenté l’aventure : dans un manuel scolaire se trouvaient des intitulés en écriture inclusive. On lisait ainsi agriculteur.rice.s ou artisan.e.s etc. Tollé général, alors même que l’éditeur se contentait de suivre les préconisations du Haut Conseil à l’Égalité, dans un guide diffusé en 2015.

 

Peu de temps après, le député Jean-Jacques Gaultier interpellait le ministre de l’Educnat – Jean-Michel Blanquer s’était distingué en affirmant que « l’écriture inclusive “abîme notre langue” et “n’est pas une priorité” à l’école ». À cette époque, la ministre de l’Égalité des femmes et des hommes et la ministre du Travail avaient publié un guide pour PME et TPE, en faveur de l’écriture inclusive. 

 

Et le parlementaire Les Républicains espérait bien que M. Blanquer trouverait des solutions « pour stopper la promotion de tels ouvrages et limiter la promotion du genre neutre à l’école ». 

 

De sa plume belle plume, le ministère rappelle qu’apprendre le français compte parmi les missions prioritaires de l’école, avec la maîtrise de l’orthographe et de la grammaire. Pour ce faire, les programmes ont pour référentes les normes en usage – et ces règles sont enseignées à chacun.

 

« Pour ce qui a trait plus généralement au débat sur l’écriture dite “inclusive”, une circulaire du 21 novembre 2017 est venue préciser la position du Gouvernement sur la rédaction des textes officiels », reprend Jean-Michel Blanquer. « Elle invite au maintien des règles grammaticales et typographiques en usage, notamment le masculin comme forme neutre. »

 

Pour les titres et fonctions, on doit opter pour des formes féminisées, alors que les recrutements s’expriment avec des formules sans préférence de genre. « Le Premier ministre [sic !] rappelle également que son engagement résolu dans le renforcement de l’égalité entre les femmes et les hommes passe par une démarche éducative visant à lutter contre les stéréotypes. »
 

 

Pour l’Educnat, la représentation équilibrée entre femmes et hommes dans les supports pédagogiques fait l’objet d’une attention toute particulière. « Cette vigilance participe de la transmission d’une culture de l’égalité et du respect mutuel entre les filles et les garçons, qui constitue une autre mission fondamentale de l’École. »

 

Les manuels sont, à ce titre, des outils du quotidien pour les enseignants, mais « chaque éditeur privé est libre de ses choix dans la conception des ouvrages scolaires qu’il propose à la vente ». Fait qui engage sa responsabilité. Et attendu qu’il n’existe – c’est heureux ! – aucune liste pour autoriser ou conseiller des ouvrages, il revient aux enseignants de « veiller à choisir des ouvrages conformes aux programmes scolaires ».
 




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