Après publication de l'étude de l'Unicef, Chatel s'attaque aussi au harcèlement scolaire

Clément Solym - 30.03.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - harcèlement - école - chatel


Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’au ministère de l’Education nationale, on a le sens du rebond. A peine l’Unicef vient-il de rendre publique son étude sur le harcèlement scolaire que Luc Chatel annonce la création d’un Conseil scientifique contre les discriminations à l’école. Selon l’Unicef, un enfant sur dix se déclare victime de harcèlement en milieu scolaire.

S’ils sont 9 élèves sur 10 à se dire globalement satisfaits des relations qu’ils peuvent avoir avec leurs petits camarades de classe, les 10 % restants ne doivent pas pour autant être oubliés par l’institution nationale, loin s’en faut. Ces victimes ressentent souvent, tout au long de leur vie d’adulte, les conséquences de leur passé d’élève martyrisé.


Invité de nos confrères d’RTL, Luc Chatel a déclaré qu’il fallait que « nous ayons une vraie réflexion sur ce sujet, parce que c’est un sujet tabou, on n’avait pas le droit d’en parler. » Et, depuis que l’Unicef a mis des chiffres sur le problème, voilà donc la réaction du ministère.

N’oublions pas, tout de même, que le harcèlement n’a rien de nouveau… Il semble également que les élèves ne se disent pas davantage victime de harcèlement au sein des établissements sensibles que dans les autres.

Présidé par le démographe François Heran, ce conseil scientifique recevra l’appui de propositions émanant d’Eric Debarbieux, qui, lui, est chargé des états généraux de la sécurité à l’école, lancés l'année dernière, et dans le cadre desquels le harcèlement scolaire vient pleinement trouver sa place.

De nombreux autres pays occidentaux ont déjà lancé un important combat contre le harcèlement à l’école et l’on pourra, avec justesse, s’inspirer des idées déjà mises en place notamment au Canada.