Au Royaume-Uni, des évaluations "dangereuses pour les enfants"

Clément Solym - 02.04.2015

Patrimoine et éducation - A l'international - auteurs élèves - évaluations écoles - gouvernement britannique


Les tests d'évaluation envisagée pour les écoles primaires ne conviennent pas du tout aux auteurs britanniques. Le projet, qui doit se concrétiser en septembre 2015, vise à instaurer une série d'examens, dès les premières semaines de classe. Il ne concernerait que les élèves de 4 ans, à travers toutes les écoles de l'Angleterre. Et provoque une fameuse levée de boucliers.

 

 

Caution, Children at Play

(Thomas Hawk, CC BY-NC 2.0)

 

 

Pour le ministère de l'Éducation, ces tests représentent un moyen de suivre les progrès que réalisent les élèves. Michael Goove, chargé de ces questions, soulignait qu'une seconde évaluation, à l'âge de 11 ans, viendrait alors clore l'ensemble et mesurerait l'apprentissage des enfants. 

 

Déjà, les associations de parents d'élèves et d'enseignants avaient crié au scandale : selon leur interprétation, il s'agirait d'un moyen détourné que le gouvernement mettrait en place pour évaluer enfants, enseignants, et établissements. Une sorte de jauge ou d'indicateur, pour mesurer les performances de chacun, à l'aune de ce que les élèves retiennent. Une déformation du but principal de l'enseignement, considèrent-ils.

 

La contestation est désormais appuyée par plusieurs auteurs de renom, comme Philip Pullman, Michael Rosen, John Dougherty, ou Alan Gibbons. Ces évaluations, soulignent-ils, seront surtout « dangereuses pour les enfants ».

 

« Nous ne voulons pas que ces tests fassent partie de la routine dans les écoles, car il sera alors difficile de se débarrasser d'eux. Nous avons déjà les enfants les plus évalués du monde, et l'ajout d'une nouvelle couche s'appliquera à des élèves encore plus jeunes. Nous ne devons pas laisser cela se produire », expliquent les signataires d'une lettre, diffusée dans le Guardian