Australie : plus de créativité dans le système éducatif, et de formation de profs

Clément Solym - 02.01.2015

Patrimoine et éducation - A l'international - Australie créativité - école formation - enseignants alphabétisation


Dans le domaine de la pédagogie, la créativité des enfants prime tout autant que l'alphabétisation et le calcul, affirment des éducateurs, qui plaident pour une révision du programme scolaire australien. En octobre dernier, un rapport commandé par le gouvernement fédéral assurait qu'il fallait au contraire recentrer l'enseignement, pour la petite enfance, sur les deux derniers points. 

 

 école australie enfants enseignement

marco antonio torres, CC BY SA 2.0

 

 

S'il ne s'agit pas de se débarrasser des bases essentielles de l'apprentissage, les enseignants australiens doivent prendre en compte la stimulation de la créativité. Le développement de l'imagination est tout aussi important que celui des matières traditionnelles, et aidera certainement les plus jeunes à résoudre les difficultés qui se profilent au XXIe siècle. 

 

Considérer la créativité comme une pierre angulaire du modèle pédagogique est primordial : si les enfants ne se sentent pas créatifs, alors leur accomplissement personnel sera d'autant plus impacté. Les connaissances doivent être ajoutées et utilisées à un ensemble, pour leur offrir les meilleures chances de réussite et d'appréhension du monde. 

 

Les mathématiques, qui ont souvent mauvaise presse en matière de créativité, sont ainsi largement défendues. Les deux approches sont pourtant à rechercher, voire à fusionner, puisque la résolution d'un problème n'est pas l'unique voie de la discipline. Les enseignants pointent en effet qu'une appréhension mathématique du réel, et des applications concrètes de formules dans le monde offrent de véritables potentiels d'évolution. (via ABC)

 

En parallèle, l'étude indique que nombre de futurs enseignants auraient des compétences littéraires qui seraient particulièrement pauvres. Les prochains professeurs du secondaire accuseraient le coup d'une orthographe fébrile et d'un vocabulaire limité. 200 élèves ont servi à cette expérimentation, et aucun d'entre eux n'aurait par exemple été capable d'épeler correctement les 20 mots donnés en test. Les deux tiers ont su le faire pour moins de 10 mots. 

 

Les conclusions de ces recherches, opérées en matière de ponctuation, de syntaxe et de vocabulaire n'ont pas été véritablement enthousiasmantes. « Beaucoup d'étudiants de premier cycle semblent avoir des problèmes d'alphabétisation si fondamentaux que les étapes de leur formation ne pourront pas permettre de surmonter », note-t-on.

 

Pour le président fédéral de l'Australian Education Union, Angelo Gavrielatos, la preuve est faite, une fois de plus que « nous devons renforcer les normes et la rigueur en matière de formation initiale des enseignants ». 

 

L'ensemble de l'étude est disponible à cette adresse en PDF.