Avec Chatel, les langues vivantes pour faire taire les enseignants

Clément Solym - 09.02.2012

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Chatel - éducation - langues


Hier, le ministre de l'Éducation Luc Chatel a détaillé les différentes mesures retenues pour réformer l'apprentissage des langues étrangères. Las, les syndicats ont dénoncé de nouveaux détours visant finalement à faire de l'Éducation nationale une entreprise au budget serré.


Une semaine jour pour jour après la grève des enseignants de l'Éducation nationale (voir notre actualitté), Luc Chatel retient finalement trois axes du rapport "Apprendre les langues - Apprendre le monde" concocté par l'angliciste Suzy Halimi.

 

Parmi les mesures proposées, la plus polémique est sans aucun doute « la globalisation et l'annualisation des horaires de langues ».

 

 

Cette annualisation permettrait de comptabiliser les heures de travail des enseignants sur l'année, et non sur la semaine : la « souplesse » ainsi atteinte ferait beaucoup travailler les professeurs quand on en aurait beaucoup besoin, et moins, voire pas du tout, lorsque leur présence serait jugée superflue.

 

Le SE-Unsa, deuxième syndicat d'enseignants, dénonce le projet « bal­lon d'essai pour une géné­ra­li­sa­tion à terme » et le qualifiant d' « [h]abile détour pour remettre en avant cette vieille lune qui consiste à poin­ter le sta­tut des ensei­gnants comme res­pon­sable des maux de notre sys­tème éducatif »