Avec ou sans gui, les traditionnels baisers du premier de l'an

Florent D. - 27.12.2013

Patrimoine et éducation - Patrimoine - tradition - nouvel an - baiser sous le gui


Symbole s'il en était à l'époque de nos ‘pas tout à fait uniques ancêtres' les Gaulois, le gui était une plante sacrée, représentant la fertilité. Raison évidente pour que l'on invente une tradition consistant à s'embrasser sous une boule de viscum album, pour se témoigner toute la bienveillance et l'amitié dont on était capable. Chez les Anglo-saxons, manifestement, on allait un petit peu plus loin. 

 

Le ministère de la Culture nous rappelle ainsi que « cette coutume, fort répandue chez les anglo-saxons, était rattachée à la légende de Freya, déesse de l'amour, de la beauté et de la fécondité. Selon la légende, un homme devait embrasser toute jeune fille qui, sans s'en rendre compte, se trouvait par hasard sous une gerbe de gui suspendue au plafond ». Sauf que l'on ne s'embrasse pas à tout bout de champ, même de champs de gui, et qu'en France, cela ne s'opère que pour le jour de l'an, avec ce dicton fameux : « Au gui, l'An neuf ». 

 

L'un des plus célèbres gaffeurs de la planète, personnage du regretté Franquin, aura d'ailleurs démontré combien il vaut mieux prendre ses précautions avant d'embrasser, sous le gui, une femme. Gaston ne se souvenait probablement pas que la tradition, pour deux amoureux, implique une promesse de mariage, à tout le moins. 

 

 

 

 

Roosevelt n'aura pour sa part pas sacrifié au gui, mais à la tradition, en embrassant sa secrétaire, ce jour de 1933, préfigurant peut-être les déboires que connut Bill Clinton. L'affaire Lewinski, une histoire de gui qui aurait dérapé ? (crédit Gallica)

 

 

 

 

Plus proche de nous, l'illustrateur Paul Kauffmann, en 1902, représentait les habitants de l'Est français, se souhaitant une bonne année, en costume d'époque avec moult baisers et accolade. Les usages et les coutumes d'Alsace nous rappelerons combien, quand il fait froid dehors, il est facile de faire chaud au coeur... mon dieu quel lyrisme... (crédit Gallica)

 

 

 

 

Maintenant, reste une valeur universelle : faites-vous des baisers sous le gui, pas la guerre :