Bac 2014 : Possible baisse du taux de réussite comparé à l'an passé

Julien Helmlinger - 04.07.2014

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Baccalauréat - Benoît Hamon - Education nationale


Certains annonçaient cette année un Baccalauréat « trop facile », voire parfois même « donné », sauf que le taux de réussite annuel risquerait d'être moins positif que ceux des années précédentes. La nouvelle a été annoncée ce matin par le ministre de l'Education nationale, Benoît Hamon. La majorité des académies aurait d'ores et déjà livré leurs chiffres provisoires, mais il faudra encore attendre les résultats des épreuves de rattrapage et le taux définitif, ce dernier étant attendu pour le 9 juillet prochain.

 

 

Pink Floyd, The Wall 

 

 

Après le record de plus de 86,5 % pour ce qui concerne le Bac 2013, la baisse imaginée pour cette année pourrait être imputée à divers facteurs. Le nombre annuel de candidats aurait augmenté, avec près de 687.907 lycéens qui se seront présentés à l'épreuve, contre 665.000 l'an passé. Une hausse de participation qui pourrait éventuellement avoir son incidence sur le taux de réussite.

 

D'autres observateurs relancent le débat de la difficulté des épreuves, notamment celle des sujets de mathématiques et de physique-chimie pour ce qui est des filières scientifiques. Une difficulté qui a donné lieu à une pétition Facebook likée des dizaines de milliers de fois, mais aussi une révision des barèmes de ces épreuves à lourds coefficients.

 

Enfin, il y a aussi les critiques qui pensent que le niveau général des candidats-bacheliers serait en baisse, quand certains lycéens pourraient encore rejeter la faute sur la SNCF, avec un taux habituel de retardataires constaté au début des épreuves.

 

Le ministre de l'Education nationale a quant à lui annoncé que plus d'un quart de la génération n'a pas le bac, il défend le diplôme, mais pas nécessairement la jeunesse qui le passe. « Le bac, ça ne se donne pas. Quand il y a de bons résultats, on dit qu'on donne le bac, quand les résultats sont moins bons on dit que le niveau baisse. La réalité, c'est que tous les examens ont porté sur des questions au programme que les candidats doivent maîtriser s'ils veulent avoir le bac. »

 

Ainsi, Benoît Hamon estime que l'on « ne peut pas à chaque fois remettre en question le principe de l'épreuve au motif qu'il faudrait qu'on assure à tout le monde d'avoir le baccalauréat, c'est une épreuve difficile ». Il a également ajouté que, si le taux a baissé, cela devrait « nous amener à réfléchir à l'évaluation ». Avec, pour objectif, « une évaluation au cours de la scolarité qui soit davantage au service des progrès, qui permette de mesurer les progrès accomplis et les progrès à accomplir ».