Un tigre bleu sur l'Euphrate, à rugir de plaisir

Julie Torterolo - 23.06.2015

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Laurent gaudé - bac français 2015 - Tigre bleu Euphrate


C’est la nouvelle du jour : oui, le Tigre bleu de l’écrivain Laurent Gaudé est bien un animal imaginaire ! Les lycéens de 1re S et ES devaient plancher, vendredi, sur un extrait tiré de la pièce de théâtre Le Tigre bleu de l’Euphrate (Actes Sud, 2002) de Laurent Gaudet. 

 


 

 

L’épreuve du bac français à peine terminée, le doute envahit les élèves. Les tweets se déchaînent. Une question revient sans cesse : le Tigre bleu fait-il référence une créature imaginaire ou bien un fleuve du Moyen-Orient ? Une question légitime, puisque dans le texte Alexandre le Grand, décédé en -323 à Babylone en Mésopotamie, parle à la mort. 

 

Laurent Gaudé est alors venu au secours des lycéens. « Il (Alexandre le Grand) évoque notamment la rencontre qu’il a faite avec un animal imaginaire et mythologique : le Tigre bleu » écrit-il dans une réponse aux candidats paniqués. « J’ai été par contre plus surpris de voir que, dans les jours qui ont suivi, bons nombres de sites médias annonçaient de façon tranchée et définitive que le mot “tigre” désignait le fleuve et non le félin » poursuit-il.

 

De quoi calmer la tweetosphère et retenir la leçon : les lycéens peuvent être de bons analystes littéraires, et ce, quelquefoisau détriment des médias. À noter, l’auteur conclut sa réponse avec une touche positive : « Je suis persuadé que c’est une très belle chose que des textes contemporains soient donnés au bac ». 

 

Voici l'intitulé du bac français 2015


Pour approfondir

Editeur : Actes Sud
Genre : theatre
Total pages : 52
Traducteur :
ISBN : 9782742739486

Le tigre bleu de l'Euphrate

de Laurent Gaudé

Alexandre va mourir. Après avoir battu le grand Darius, conquis Babylone et Samarkand, après avoir construit des villes et fondé un immense empire, il est terrassé par la fièvre. Il ne lui reste que quelques heures à vivre. Il ne tremble pas. Il contemple la mort et l'invite à s'approcher pour lui raconter lui-même ce que fut sa vie. Alexandre parle et la mort l'écoute. Le laissant revivre l'ivresse de son épopée et ressentir, une dernière fois, le désir. Celui de ne jamais interrompre sa course. De s'enfoncer toujours plus loin, dans des terres inconnues. Le désir de rester toujours fidèle à cette soif intérieure que rien ne peut étancher.

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