Bicentenaire de la mort du Marquis de Sade : toutes voiles dehors

Cécile Mazin - 13.10.2014

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Marquis Sade - bicentenaire commémoration - expositions colloque


« Il y a juste 200 ans, en 1814, mourrait à l'âge de 74 ans l'une des figures les plus étonnantes, les plus provocatrices et les plus novatrices de la littérature française : le Marquis de Sade. Véritable météore de la pensée politique, ses idées ont traversé les siècles et demeurent, encore aujourd'hui, très largement d'avant garde. Homme des lumières, on l'a présenté comme Prince de l'Ombre. Il a en fait dévoilé la simple réalité de l'Homme. »

 

 

 

 

Le bicentenaire de la mort du Marquis de Sade ne passe pas inaperçu, et déjà de nombreuses expositions et autres colloques ont vu le jour. Autant d'occasions pour redécouvrir les différents traits de personnalités du divin Marquis, par exemple sa passion pour l'art.

 

« Au-delà de son impressionnante collection de livres, près de deux milles lorsqu'il était en prison, il appréciait les autres créations artistiques et tout particulièrement le théâtre.

 

Mais c'est durant son voyage en Italie qu'il fit la découverte d'une forme d'art qui marqua son œuvre : la cire. En effet, la cire anatomique “trouble” le Marquis de Sade profondément. Car elle permet de voir la personne en entier, que ce soit à l'extérieur ou à l'intérieur. Ce qui se retrouvera dans les fantasmes qu'il décrit dans ses textes. »

  

Le musée d'Orsay propose d'ailleurs une exposition, pas nécessairement pour tout public, Attaquer le Soleil, qui s'ouvrira demain, et sera accessible jusqu'au 15 janvier.

 

 

Bicentenaire de la mort du Marquis de Sade : toutes voiles dehors, par Marie-Ange Rousseau

Par Marie-Ange Rousseau, du CESAN

 

 

Alphonse Donatien de Sade (1740-1814) a bouleversé l'histoire de la littérature comme celle des arts, de manière clandestine d'abord puis en devenant un véritable mythe. Son oeuvre remet en cause de manière radicale les questions de limite, proportion, débordement, les notions de beauté, de laideur, de sublime et l'image du corps. Il débarrasse de manière radicale le regard de tous ses présupposés religieux, idéologiques, moraux, sociaux.

 

Suivant l'analyse d'Annie Le Brun, spécialiste de Sade et commissaire invitée, l'exposition met en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l'écrivain. Seront abordés les thèmes de la férocité et de la singularité du désir, de l'écart, de l'extrême, du bizarre et du monstrueux, du désir comme principe d'excès et de recomposition imaginaire du monde, à travers des oeuvres de Goya, Géricault, Ingres, Rops, Rodin, Picasso…

 

Un site pleinement dédié à cet événement permettra de retrouver toutes les manifestations consacrées à l'auteur.

 

Et l'on pourra retrouver un entretien autour de l'exposition à Orsay :