BnF : Le manuscrit des Misérables prend ses vacances en Australie

Antoine Oury - 16.07.2014

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Victor Hugo - Les Misérables - manuscrit


Depuis son entrée au sein des collections de la Bibliothèque nationale de France en 1886, il n'était pas sorti d'Europe, et une seule fois de France. Le manuscrit des Misérables, écrit entre 1845 et 1862, a cette fois traversé la planète pour atterrir à Melbourne, direction la bibliothèque de l'État de Victoria et une grande exposition consacrée à Victor Hugo.

 

 

Le Monument à Victor Hugo d'Auguste Rodin

Monument à Victor Hugo, signé Auguste Rodin, Parc de l'Hôtel Biron, Paris 

(Jean-Pierre Dalbéra, CC BY 2.0)

 

 

La visite des commissaires d'exposition de la Victoria State Library remonte à 2013 : en prévision d'une importante exposition sur Victor Hugo, ils effectuent une visite à la BnF afin de soumettre leur demande de documents. Parmi ces dernières, le manuscrit des Misérables de Victor Hugo, une des pièces maîtresses des collections de la Bibliothèque nationale de France.

 

Après un refus initial, et à force de négociations, la commissaire Anais Lellouche obtient finalement l'autorisation d'exposer une des deux parties du manuscrit original, au sein de l'exposition « Victor Hugo : Les Misérables – From Page to Stage ». C'est le premier volume, long de 945 pages, qui a été prêté par la BnF - un conservateur du département des manuscrits, Guillaume Fau, est actuellement à Melbourne.

 

D'après lui, la fascination pour Les Misérables ne vient pas seulement de la célèbre comédie musicale, qui avait fait les beaux jours de Broadway : « C'est un roman à propos de l'injustice sociale, le combat contre celle-ci, et la quête pour un monde meilleur. C'est aussi un roman de rédemption : Jean Valjean se rachète avec un acte de gentillesse, en aidant une petite fille, Cosette. Je pense que c'est une histoire, un thème que tout le monde peut apprécier. »

 

Le manuscrit, présenté ci-dessous dans Gallica, est composé de 17 papiers différents, reliés ensemble pour former un volume. Comme le veulent les habitudes de Victor Hugo, l'ensemble est ponctué de dessins et autres gribouillages dans les marges, sans oublier les multiples corrections. L'exposition présentera également d'autres documents, comme des photographies ou des correspondances, et pourra être visitée entre le 18 juillet et le 9 novembre 2014.

 

 
(via SMH)