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Boris Vian, Jacques Prévert font partie de 'l'ADN de la ville de Paris'

Nicolas Gary - 15.11.2013

Patrimoine et éducation - Patrimoine - Boris Vian - Jacques Prévert - plaque commémorative


Ce 15 novembre, la mairie de Paris était en ébullition. Ca tombe bien, la température extérieure était plutôt aux froidures hivernales. Bruno Julliard, adjoint chargé de la Culture et Daniel Vaillant, maire du XVIIIe arrondissement ont dévoilé une plaque rendant hommage à Jacques Prévert et Boris Vian, installée au 6 bis Cité Véron. 

 

 

 

 

« La Terrasse des Trois Satrapes est un lieu de rendez-vous incontournable du monde de la musique et des lettres des années 1950. Boris Vian qui y résida de 1953 à 1959 et Jacques Prévert fut son voisin à partir de 1954 et y resta jusqu'en 1977 – ainsi qu'Ergé, le chien de Jacques Prévert. Raymond Queneau ou encore Miles Davis se rendaient régulièrement voir leurs amis sur cette terrasse surplombant les toits du Moulin Rouge », expliquait un communiqué de la Mairie de Paris.

 

Prévert et Vian, « tous deux parties intégrantes de Paris », estime Bruno Julliard, pour qui les oeuvres, poèmes, chansons et dessins des deux artistes ont accompagné des générations entières. Et c'est leur créativité, autant que leur générosité que la Mairie de Paris souhaite saluer avec cette plaque, alors que leurs créations font désormais partie « de l'ADN de la ville ». 

 

Bruno Julliard retient tout particulièrement Le Déserteur de Vian, reflet de l'engagement, de la solidarité, « une ode à la vie ». 

 

 

Nicole Bertolt, représentante de la Cohérie Boris Vian aura régalé l'assemblée d'une lecture de La belle époque.

 

 

Boris Vian - Jacques Prévert amis pour la vie

 

 

Eugénie Bachelot-Prévert, la petite-fille du poète rappelle que c'est la deuxième plaque apposée, la première se trouvant devant la maison de naissance du poète. Celle-ci est plus ancrée comme un lieu de sa vie. L'important est que « l'on n'oublie pas qu'il a vécu ici », dit-elle. Qu'en levant simplement les yeux, le passant pourra plonger, même un instant, dans un morceau de l'histoire de la Ville, au travers de l'un de ses auteurs. 

 

Son travail d'ayant droit, situation qu'elle assume depuis l'âge de 19 ans, au décès de sa grand-mère, Eugéne Bachelot-Prévert le prend très au sérieux, cherchant à rendre les oeuvres les plus accessibles possible. « Je voudrais vraiment que dans un futur proche, que son appartement devienne un musée. » Un appel lancé au maire du XVIIIe, et depuis 2006, le projet est sur le plan de travail. 

  

 

Propos recueillis par Frédéric Ricou des Histoires Sans Fin