Boursiers en grandes écoles : Pécresse veut ses 30 %

Clément Solym - 11.11.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - boursiers - grandes - écoles


Ils n'iront pas simplement à Science Po, mais dans les grandes écoles plus généralement, les élèves qui aujourd'hui profitent d'une bourse pour leurs études. Si Richard Descoing, le monsieur gestion de crise pour la réforme des collèges et lycées, s'est engagé au titre de directeur de l'IEP de Paris à ce que 30 % de boursiers soient intégrés d'ici 2012 dans son établissement, Valérie Pécresse est allée plus loin.

Car la progression à Science Po du nombre d'élèves boursiers est en constante évolution : de 6 % en 2000 à 12 % en 2004 et cette année 21 %, la ministre félicite Richard : « Vous avez prouvé qu’on ne faisait pas entrer à Sciences-Po des élèves qui n’y avaient pas leur place, mais qu’on faisait exactement l’inverse : on réparait une injustice en ouvrant les portes de la rue Saint-Guillaume à des étudiants qui méritaient d’y entrer, qui avaient tout pour y entrer. » Et ell appuie d'un grand "Bravo" ses félicitations.

Et d'encourager vivement les élèves actuellement à l'IEP à retourner dans leur lycée pour clamer la bonne parole et annoncer à tous que, non, Science Po n'est pas inaccessible et que « les grandes écoles, c'est possible » ! À ce titre, la ministre a assuré vouloir « porter à 30 % le nombre de boursiers dans l'ensemble de nos grandes écoles ». Et dans les classes préparatoires, cet objectif incongru en soi de 30 % d'élèves boursiers a été atteint avec une année d'avance sur le calendrier qui prévoyait cela pour 2010. En effet, « à la rentrée 2009, nous en sommes à 30 % de boursiers en classes préparatoires. En 2007, ils n'étaient que 20 % ».

Affirmant que la chance à tous est désormais réelle, et que « les excellents étaient partout », c'est un gage de réussite pour Riri et Vava que de constater la réalité de ces chiffres.

Selon l'AFP, les chiffres que le ministère de l'Enseignement supérieur a fournis présentent une moyenne de 20,7 % pour les ESC à fort potentiel ainsi que pour les écoles de commerce - avec un point noir pour les HEC et Essec, à 12,3 %. En école d'ingénieurs, on monte même à 22,9 % d'élèves boursiers, avec des variations tirant vers le bas pour l'École Centrale Paris (13,67 %), Polytechnique (11,03 %) ou les Mines Paris (9,47 %).