Cette mère qui accusait Anne Frank de pornographie

Cécile Mazin - 16.05.2013

Patrimoine et éducation - A l'international - Anne Frankk - Journal - pornographie


Que la jeune fille parle dans son Journal de sa puberté, ou de la découverte de sa sexualité, voire même des émois amoureux qu'elle peut avoir, rien n'est pornographique - heureusement - dans le texte d'Anne Frank. On se souviendra en effet qu'une mère d'élève, dans le Michigan, avait tenté de faire disparaître du programme scolaire le Journal, considérant qu'il relevait de la pornographie. 

 

 

 

 

Mais le comité de district s'est prononcé : l'édition actuellement étudiée dans les classes, qui contient les passages que le père d'Anne Frank, Otto, avait supprimés, n'a rien d'obscène. Pas question de censurer l'enseignement de cette oeuvre, et la plainte déposée par la mère a été simplement rejetée. 

 

Les passages incriminés n'avaient rien de préjudiciable pour les jeunes élèves, considère le comité scolaire, pour qui supprimer l'étude de cette oeuvre priverait les élèves d'un texte riche d'enseignements, justement. 

 

Dans la presse locale, la mère s'était répandue et expliquait que les extraits présentant la sexualité d'Anne, ainsi que d'autres, ont heurté sa fille, et l'ont mise mal à l'aise. Que l'école dans laquelle sa progéniture se trouve doit être alertée, que ces passages sont de nature à déranger, de par leur côté pornographique... « Cela ne signifie pas que mon enfant est surprotégée, pas plus que je ne vis dans une bulle ni que je suis en train de faire interdire le livre », se défend pourtant la mère. 

 

Ce qui la dérangeait tout particulièrement, c'était la description très visuelle de ce corps de jeune fille, et pour de jeunes élèves, inappropriée. (via Guardian)