Chatel : 'charte de déontologie' pour plan 'tolérance zéro'

Clément Solym - 22.08.2011

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - Chatel - mesures - baccalauréat


Après l’affaire des fuites du baccalauréat, le ministre de l’Education nationale Luc Chatel veut mettre en place un plan « tolérance zéro » contre la fraude au baccalauréat (voir notre actualitte), qui sera financée à moyens constants et dont les principales mesures seront appliquées dès juin 2012.


« La sécurisation du bac (…) sera une priorité absolue »


Dans l’édition du Journal du Dimanche parue hier, Luc Chatel annonce son plan pour lutter contre les fraudes au baccalauréat. Il veut établir un « diagnostic local de sécurité » des lieux d'examen dans chaque rectorat afin de « remédier aux failles » et souhaite qu'une « charte de déontologie » soit remise aux personnels qui ont accès aux sujets du bac.

Il précise que les sanctions, pouvant aller jusqu’à cinq ans d’interdiction de passer un examen, voire jusqu’à l’emprisonnement, seront appliquées plus rapidement, dès la fin du baccalauréat au mois de juillet, et qu’elles seront prises non plus par les présidents d’université mais par les recteurs.

Il souhaite également mettre en place un système de veille sur Internet pour détecter les fuites et les rumeurs et souhaite que les rumeurs persistantes soient sanctionnées « si elles sont délibérées ».

« Il est hors de question de supprimer le bac »

M. Chatel assure toutefois qu'« il est hors de question de supprimer le bac » pour le remplacer par une évaluation en contrôle continu, moins sujette à de possibles fraudes. Il ajoute que la mission d’inspection lui remettra en novembre un deuxième rapport concernant l'évolution du bac qui reste susceptible de changer dans sa forme.

« C'est une épreuve quasi initiatique qui vient couronner plus de dix ans d'études », explique le ministre, qui annonce qu'il ouvrira à la rentrée des discussions avec les parents d'élèves et les syndicats sur d'éventuelles «évolutions» à apporter au baccalauréat.