Chatel et l'Histoire en Terminale : une joie optionnelle

Clément Solym - 07.12.2009

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - Chatel - histoire - terminale


Que l'on cesse de s'inquiéter, l'histoire ne disparaîtra pas. Encore que la chose aurait probablement arrangé les futurs gouvernements qui, d'ici quelques dizaines d'années, auraient pu réécrire l'Histoire, et s'arranger avec la vérité historique. Mais non, Luc Chatel, ministre de l'Éducation, souhaite bien que la matière conserve sa « place éminente ».

Autant le rappeler la mobilisation impulsée par l'opposition et publiée dans le JDD, avait reçu un vif accueil. Parce qu'il « ne peut que susciter la stupéfaction par son décalage avec les nécessités évidentes de la formation des jeunes français au début du XXIe siècle », le projet de supprimer l'histoire-géo de la Terminale, les auteurs du texte invoquaient la nécessité d'une présence forte pour ces matières.

Alors le ministre de se reprendre : « On ne supprime pas le programme d'histoire-géo en terminale scientifique, ce programme sera vu en première. En première, les lycéens de la filière S vont voir leur horaire d'histoire-géo passer de 2 h 30 à 4 heures. » Mais alors quid du programme de Terminale ? Si au cours de l'épreuve anticipée de français, un contrôle sera réalisé pour vérifier les connaissances des élèves de S, on proposera en fait une alternative pour la Terminale.

Une option de deux heures sera proposée pour ceux qui souhaitent garder contact avec la matière. Et Luc d'ajouter : « Les lycéens en S seront évalués en fin de première par une épreuve anticipée d'histoire-géo, comme le Français. Ils ne feront pas d'histoire en Terminale, mais actuellement ils ne font pas non plus de français et je n'ai pas le sentiment qu'ils soient illettrés », rapporte l'AFP.

Pas faux. De même que les élèves de L n'ont plus vraiment d'enseignement scientifique... encore que. Au Figaro, le ministre assure qu'un bon compromis a été trouvé, tout en rappelant son « attachement à l'enseignement de l'histoire-géographie ».

Un attachement qui n'empêchera pas le conseil de l'Éducation national de tenir une réunion jeudi pour étudier la réforme de Chatel. De l'avis général, rendre optionnelle la matière, c'est la condamner à terme...