Chatel expérimente un emploi du temps sportif bien nourri

Clément Solym - 26.05.2010

Patrimoine et éducation - Programmes officiels - Chatel - sport - école


Depuis quelques semaines, la question des rythmes scolaires s’est pleinement invitée au cœur des débats sur l’avenir de notre système éducatif. En effet, après des années de dictature de la semaine de quatre jours, voilà qu’au ministère on encourage le retour à la semaine de quatre jours et demi.

La circulaire de rentrée 2010 incite à changer de rythme tout en laissant aux conseils d’école toute latitude pour statuer. Le retournement est plutôt brutal après avoir fait des pieds et des mains pour harmoniser le fonctionnement de toutes les écoles primaires.

Cette fois, on nous annonce l’expérimentation d’un modèle cher à certains de nos voisins européens. A partir de la rentrée prochaine, des dizaines de classes disséminées à travers toute la France vont tester une nouvelle organisation du temps scolaire.

Le matin sera consacré aux cours tandis que l'après-midi comprendra différentes activités sportives. Cet emploi du temps doit pouvoir se mettre en place sans baisse du nombre d’heures de cours dispensées. Les élèves pourront faire des maths, du français ou de l’anglais jusqu’à 13h30. Après une pause déjeuner, ils enchaîneront sur du sport. Pour cet emploi du temps, qui devrait concerner 5 à 7000 élèves, voici le détail
  • 8h30/13h : cours classiques - mais pause déjeuner à 11h
  • 14h/16h30 : activités sportives - entrecoupées d'un petit goûter
  • fin de journée à 18h30 en mode soutien scolaire
 Mais le fonctionnement de nos voisins européens n’a pas pour autant « fait ses preuves », selon Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU interrogée par l'AFP. Les Allemands sont en pleine réflexion autour du rythme scolaire actuellement instauré.

Il faut savoir que de nombreux jeunes ne sont pas intégrés à ces pratiques sportives souvent libres. Les plus en difficulté à l’école s’en excluent souvent rapidement.

Sans création de nouveaux postes de professeurs d’EPS, il devient peu aisé d’introduire une organisation très serrée qui contraigne tous les élèves à la pratique du sport. Le tissu associatif n’est pas suffisant pour assumer cela.