Chatel veut un système d'évaluation des enseignants plus juste

Clément Solym - 15.12.2011

Patrimoine et éducation - Scolarité France - Luc Chatel - réforme - évaluation


Le ministre de l'Éducation nationale a défendu, hier soir, son projet de réforme du système d'évaluation des enseignants. Selon lui, il est actuellement « injuste et dépassé parce que ça ne prend pas en compte toutes les dimensions de l'engagement de l'enseignant qui sont aujourd'hui très diverses ».

Et de préciser, que le travail des enseignants ne s'arrêtait pas aux heures de cours, « c'est aussi l'engagement à travers le pro­jet pédagogique du lycée, c'est le sou­tien Sco­laire apporté aux élèves ». Il envisage donc de remplacer la visite de l'inspecteur d'Académie par un entretien entre le professeur et le chef d'établissement portant sur tous ces points.

 

L'AFP indique que le ministre envisage donc de mettre fin au système actuel fondé sur une notation administrative (par le chef d'établissement) et une notation pédagogique (par l'inspecteur d'Académie).

 


Le nouveau système mettrait en place tous les 3 ans un entretien avec les professeurs et leur « supérieur hiérarchique direct » à l'issue duquel les professeurs seraient notés. Et de cette note dépendraient les changements de salaires.

Luc Chatel a déclaré : « Ce qu'on veut, c'est améliorer le système pour qu'il soit plus juste, qu'il prenne en compte l'engagement des enseignants et qu'il ait un impact plus important sur la carrière des enseignants ». Pour autant, une évaluation par le seul chef d'établissement, soulève des interrogations. Et l'on pourrait facilement craindre que les copinages ou les antipathies en viennent à corrompre ce système et à le rendre plus injuste.

De leur côté, presque tous les syndicats ont appelé les enseignants à faire grève aujourd'hui et exigent que le gouvernement revienne sur son projet de réforme.