Chronique culturelle 6 decembre 1815 : condamnation à mort du maréchal Ney

Clément Solym - 06.12.2010

Patrimoine et éducation - A l'international - marechal - ney - condamner


Chaque jour, retrouver un petit morceau de l'histoire du monde, pour voyager et se souvenir. Aujourd'hui, petit voyage français...


6 décembre 1815 : condamnation à mort du maréchal Ney.

Après avoir juré à Louis XVIII de lui ramener dans une cage de fer, Napoléon Ier qui vient de s'échapper de l'ile d'Elbe, Ney se rallie à celui qui l'a fait maréchal et pour lequel il a remporté tant de batailles.

Il les a toutes faites et a souvent sauvé la grande armée, notamment durant la retraite de Russie, où chargé de protéger les arrières français, son comportement est non seulement héroïque mais efficace (1812). Doté d'un caractère difficile, il a pourtant été relevé de son commandement durant la campagne d'Espagne (1808), supportant mal ses pairs, Moncey, Soult…

Au début des « 100 jours », son ralliement à l'Empereur qu'il venait juste de quitter, lui vaut d'être considéré comme traitre au roi. Louis XVIII ne lui pardonnera pas ce revirement (sans calcul) et le fera fusiller (7 décembre). A Waterloo, où il fut plus héroïque qu’efficace, il cherchait la mort sentant la fin d’une manière ou d’une autre.

Mais comme le dira V. Hugo : "Tu étais réservé à des balles françaises, infortuné". Fidèle à lui même, il est devant son peloton d'exécution aussi courageux que devant l'ennemi et meurt en criant "vive la France".

Duc d'Elchingen, prince de la Moscowa, Ney était surnommé « le brave des braves » et était adoré par ses hommes. Il est l'arrière grand père du général Massu.