Cluster, coping... Ces mots anglais qui ont accompagné le coronavirus

Antoine Oury - 09.04.2020

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Mobilisant des termes et des notions scientifiques parfois plutôt poussés, la pandémie liée au coronavirus aura démontré une fois de plus que la langue anglaise dominait certains domaines. Face à la situation, la Commission d'enrichissement de la langue française tient à rappeler que certaines expressions françaises existent, pour désigner des réalités. Et, au passage, propose une piqûre de rappel quant aux termes liés à la désinformation.

Passenger 19
(photo d'illustration, SBT4NOW, CC BY-SA 2.0)


La Commission d'enrichissement de la langue française, organe interministériel, veille, même en télétravail, à la défense de la langue française et à son utilisation dans certains contextes où l'anglais peut sembler la seule solution possible.

Avec la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, la commission propose un document recensant quelques termes de santé. Reprenant des termes publiés dans le Journal officiel ces dernières années, il rappelle les bases en matière de vocabulaire, de « aidant », une « [p]ersonne, le plus souvent bénévole, qui assiste une personne dépendante dans sa vie quotidienne », à « téléconsultation », pour la « [c]onsultation médicale à distance, quel que soit le moyen de transmission utilisé ».
 
La Commission d'enrichissement consacre aussi quelques lignes à des termes particulièrement utilisés en ce moment, comme le fameux « cluster » : « [O]n parle couramment de “foyer (épidémique)”, plutôt que de recourir au terme anglais (disease) cluster », explique ainsi l'organe.

Le document complet est accessible ci-dessous, suivi par un autre, consacré au vocabulaire lié à la désinformation.






Commentaires
BRAVO pour cette chronique !

Remarque: je n'ai jamais compris pourquoi le terme «burn-out» a remplacé celui de «surmenage», pourtant tout à fait compréhensible !

CHRISTIAN NAUWELAERS
Toutes ces remarques ne tiendront jamais face à la réalité : quand on veut tenir l'écran, les mots sont importants. Quand on ne veut pas avouer qu'on est dépassé, on utilise des mots qui claquent, qui sonnent comme un « sachant » pour tromper son auditoire.

C'est ce que fait en permanence... la publicité.

Le gouvernement n'est pas près de lâcher le franglais pour une langue compréhensible par tous : il devrait avouer alors son... incompétence.
Un autre mot s'est imposé, directement importé de l'anglo-étasunien, c'est covid pour COronaVIrus Disease.
Le terme complet: covid-19 pour 2019.

Et vu l'étymologie, certains préconisent l'emploi au féminin (une maladie) mais ici manifestement le masculin s'est imposé !

Parfois des termes en principe illicites sont employés:«twittos»...

Alors que «twitteurs» et «twitteuses», ce serait logique !

Et «twittos» pour twitteurs hispanophones mais il n'en est rien,c'est comme ça.

CHRISTIAN NAUWELAERS
Fait du bien cet atterrissage en français. Pourvu que le virus ne bouffe pas aussi notre langue!
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